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Cela serait une avancée médicale incroyable. On se dirige de plus en plus vers une vaccination au niveau mondial contre la grippe aviaire. Des chercheurs gantois sont parvenus à obtenir une immunité humaine suffisante avec des doses de vaccin extrêmement réduites. Le nouveau vaccin de l'entreprise pharmaceutique GlaxoSmithKline est actuellement en phase de test au Centre de Vaccinothérapie (CEVAC) de l'hôpital universitaire de Gand.
Les chercheurs de l'hôpital universitaire de Gand ont en effet effectué des essais sur l'homme qui ont permis de constater que le vaccin, même à des doses très faibles, protège suffisamment contre les souches connues du virus de la grippe aviaire H5N1 et qu'il protège aussi partiellement contre d'éventuelles nouvelles variantes du virus.
Le manque de vaccins disponibles augmente le risque d'une nouvelle pandémie. Or, le virus de la grippe aviaire peut se transmettre, après mutation, d'homme à homme.
Pour pouvoir fabriquer les vaccins nécessaires à une campagne de vaccination au niveau mondial, les spécialistes ne disposent pas d'assez de matière première pour les vaccins, à savoir de l'haemagglutinine.
"La capacité de production ne pouvant pas être augmentée du jour au lendemain, le défi consiste dès lors à assurer une protection efficiente avec la plus petite quantité possible de vaccin et de préférence, pour la palette la plus large possible de de variantes de H5N1", expliquent les chercheurs de l'hôpital universitaire de Gand.
Or, le vaccin actuellement testé au CEVAC peut probablement remplir ces différentes exigences. La combinaison du vaccin et des stimulants de l'immunité dans la lutte contre la grippe aviaire est testée pour la toute première fois à l'hôpital universitaire de Gand. Pour le moment, les résultats sont donc positifs.
