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Banderole pro-tibétaine à Paris: les trois journalistes interpellés relâchés

Les trois photo-reporters, dont un de l'AFP, interpellés samedi matin alors qu'ils photographiaient une banderole pro-tibétaine déployée à proximité de l'ambassade de Chine à Paris, ont été relâchés à la mi-journée, a indiqué l'un d'eux. Une quatrième personne, soupçonnée d'avoir déployé la banderole, qui avait également été interpellée, a aussi été relâchée, a indiqué le photographe de l'AFP, Olivier Laban-Mattei.

Ce dernier a précisé qu'il avait été autorisé à quitter, en compagnie d'un confrère de l'agence Reuters et d'un photographe indépendant, le commissariat du 8ème arrondissement où ils avaient été conduits en fourgon cellulaire puis interrogés pendant près de deux heures. Après le refus des journalistes de montrer leurs images, leur matériel a été saisi puis restitué en début d'après-midi, a ajouté le reporter de l'AFP.

Interrogé par l'AFP, le commissariat du 8ème arrondissement a indiqué ne pas être en mesure de donner davantage de précision dans l'immédiat et demandé à être rappelé ultérieurement.

Des manifestants pro-tibétains avaient d'abord déployé ce samedi matin une banderole sur le toit d'un immeuble adjacent à celui de l'ambassade de Chine à Paris.

Puis deux ou trois manifestants, appartenant au collectif "Re-action citoyenne", ont ensuite accroché à une cheminée de l'ambassade leur banderole sur laquelle était inscrit: "China Lies - Tibetans die" (La Chine ment - Les tibétains meurent), a constaté le reporter de l'AFP. Les policiers, en faction dans la rue, sont montés sur le toit et ont décroché la banderole.

La préfecture de police avait ensuite indiqué que les trois journalistes et la personne soupçonnée d'avoir déployé la banderole avaient été interpellés.

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