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La Bourse de Paris restait en petite hausse jeudi à la mi-séance, le CAC 40 prenant 0,48%, dans un marché où Air France-KLM et Natixis se démarquaient par leur forte progression, et qui devrait rester calme en raison d'un jour férié aux Etats-Unis.
A 11H50 (10H50 GMT), l'indice parisien prenait 25,72 points à 5.407,02 points, dans un volume d'échanges de 1,9 milliard d'euros.
Londres avançait de 0,52%, Francfort de 0,14% et l'Eurostoxx 50 de 0,37%.
Le CAC 40 rebondissait après un net repli la veille, tiré à la baisse par le recul important des valeurs bancaires, sur fond de flambée de l'euro et de mauvaises nouvelles pour l'immobilier américain à risques.
Les marchés américains resteront fermés ce jeudi en raison de Thanksgiving.
"En l'absence de catalyseur, on peut s'attendre à de faibles volumes et à une séance peut-être un peu volatile", a souligné un vendeur d'actions parisien.
Les investisseurs devraient, selon lui, garder un oeil sur l'euro, qui a atteint un nouveau record absolu face au dollar, et sur les prix du pétrole, qui ont frôlé mercredi le "seuil psychologique" des 100 dollars.
"Après le violent décrochage de la veille, le mouvement de hausse reste très léger", a-t-il ajouté.
Pour un autre courtier, "on assiste ce jeudi à un petit rebond technique, mais le scénario d'ensemble est toujours très noir".
"Tout le monde continue de penser que le mouvement de baisse n'est pas fini; on attend de voir ce que va donner le +Black Friday+ vendredi", qui donne traditionnellement le coup d'envoi de la période des achats aux Etats-Unis, et "qui sera un test pour la consommation", a-t-il noté.
AIR FRANCE-KLM (+7,24% à 23,73 euros) bondit après la publication des résultats du deuxième trimestre, supérieurs aux attentes des analystes. Son bénéfice d'exploitation a augmenté de 27,6%, à 725 millions d'euros, quand les analystes tablaient sur un résultat compris entre 631 et 718 millions d'euros. Le groupe a par ailleurs déclaré continuer à explorer les dossiers Iberia et Alitalia.
ARCELORMITTAL (+1,92% à 47,75 euros) a annoncé "être en discussion" pour augmenter sa participation dans l'acieriste chinois China Oriental Group, dont il détient 28%, confirmant des informations parues dans la presse. Selon le Financial Times, le groupe a pris une participation de 73% dans le groupe chinois pour montant d'environ 1,7 milliard de dollars.
CREDIT AGRICOLE (-2,35% à 20,75 euros) est affecté par une baisse de recommandation de Lehman Brothers, qui a jugé "décevante" sa montée au capital de la banque espagnole Bankinter.
LAFARGE (+1,46% à 103,80 euros) profite à l'inverse d'un relèvement de recommandation de Morgan Stanley, faisant état de "perspectives positives" pour le groupe.
PSA PEUGEOT CITROEN (+0,93% à 51,19 euros): le président Christian Streiff a annoncé que le groupe prévoyait cinq véhicules dans le haut de gamme "compétitif" et assuré que son plan de redressement Cap 2010 était "très bien engagé", dans une interview aux Echos.
SUEZ (+0,73% à 45,27 euros) détient conjointement avec son partenaire espagnol La Caixa 56,46% de la société espagnole d'eau Aguas de Barcelona, Agbar, après avoir racheté la participation détenue par le groupe espagnol d'investissements Torreal.
NATIXIS (+18,36% à 13,41 euros) s'envole alors que la Banque Populaire et la Caisse d'Epargne ont annoncé leur décision de racheter au groupe bancaire français la totalité du capital de CIFG, sa filiale américaine, très impliquée dans les crédits immobiliers à risque, et de lui apporter un soutien financier d'environ 1,5 milliard de dollars.
RHODIA (+3,27% à 23,98 euros) a décidé d'augmenter ses prix de vente dans tous les pays de 7 à 15%, selon les lignes de produits.
CLARINS (-7,18% à 58,15 euros) a perdu, selon plusieurs analystes, son caractère spéculatif. Le groupe, objet de rumeurs de rachat, ne serait pas contre l'entrée à son capital d'investisseurs qui l'épauleraient, à condition qu'ils restent minoritaires, affirme Le Figaro de jeudi, citant le président du groupe de cosmétiques Christian Courtin-Clarins.
UBISOFT (-0,74% à 52,41 euros) pâtit d'un abaissement de recommandation des analystes de Citigroup, pour des raisons de valorisation.
