Partager:
Elyne est conductrice d’un véhicule de leasing, pourtant, elle ignore que dès le 1er mars, d’importants changements entreront en vigueur concernant les dommages à sa voiture. « Je ne suis pas au courant, on n’a pas vraiment été informés », déplore-t-elle.
Pourtant, cela pourrait bien avoir un impact direct sur ce qu’elle paiera à la fin de son contrat. Jusqu’à présent, l’évaluation des dommages lors de la remise des clés reposait sur un mélange complexe entre l’état de la carrosserie, le kilométrage et l’âge de la voiture. Désormais, un seul critère prévaudra : la durée d’utilisation.
La logique est simple : plus vous avez utilisé le véhicule longtemps, plus le loueur tolérera de petites imperfections. Voici les paliers définis par la nouvelle réglementation :
- Moins de 12 mois : 0 dommage accepté. Le véhicule doit être comme neuf.
- Entre 24 et 50 mois : Jusqu’à 8 dommages acceptables sont autorisés
- Plus de 50 mois : Jusqu’à 12 dommages acceptables sont autorisés
Attention au dépassement : « Si vous rendez un véhicule de 4 ans (48 mois), vous avez droit à 8 dommages. Mais si l’expert en relève un neuvième, la société peut vous facturer l’intégralité des réparations », prévient Caroline Sury, journaliste à L’Écho.
La « règle de la carte de banque »
Pour savoir si un dommage est considéré comme acceptable (entre dans la tolérance de 0 à 12 dommages acceptables), une astuce visuelle devient la référence officielle : la taille d’une carte de fidélité ou d’une carte bancaire (soit 8,5 cm). Une rayure inférieure à 8,5 cm est considérée comme un dommage acceptable (usure normale). Au-delà, c’est considéré comme un dommage à réparer ou à indemniser.
Pourquoi ce changement ?
Pour Stijn Blanckaert, directeur général de Renta, cette révision vise avant tout la transparence : « Le client saura à l’avance ce qui est acceptable ou non. Il pourra ainsi se préparer et faire réparer les dégâts hors-norme avant la restitution pour éviter les mauvaises surprises financières ».
















