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Les sapins de Noël "Nordmann", qui ne perdent pas leurs aiguilles, ne se trouveront de nouveau pas cette année dans tous les foyers wallons. Le succès que ce type de sapins a connu il y a quelques années provoque une pénurie.
Les grossistes et les gros producteurs seront servis pour la fin du mois de novembre. "Alors que les autres années, la campagne se termine à la mi-décembre. Les gens pensent Noël dès la Toussaint. Depuis octobre, on annonce déjà que les Nordmann ne pourront pas être livrés", a remarqué M. Raymackers.
La bonne nouvelle est que l'inflation ne devrait pas toucher le prix de vente des sapins. "Les prix sont stabilisés et il n'y aura donc pas de répercussion sur la crise", a souligné M. Raymackers.
La crise permet cependant aux épiceas de reprendre vigueur. Ces sapins odorants mais qui perdent leurs épines en séchant sont moins chers que les Nordmann. Cette année, ils sont un peu plus demandés; de même que les sapins de Fraser, d'une allure plus proche du sapin artificiel, à l'odeur de citronnelle.
Le prix du sapin varie selon sa variété. Ainsi, un épicéa coûte de 10 à 15 euros, tandis que le prix d'un Nordmann peut monter jusque 55 euros. Le Nordmann a une durée de vie plus longue que l'épicéa qui ne "tient" que 15 jours dans une pièce chauffée.
En Belgique, la production de sapins de Noël est concentrée essentiellement en Wallonie, plus spécialement au Sud du sillon Sambre et Meuse, dans les provinces de Luxembourg, Namur et Liège. La superficie totale emblavée en sapins de Noël avoisine 5.000 ha, dont environ 65 pc de sapins Nordmann, 20 pc d'épicéa commun, 10 pc de sapin de Fraser et 5 pc d'autres variétés telles que le sapin noble, l'épicea du Colorado, l'Omorika, etc.
La production réunie atteint 4 millions de sapins de Noël annuellement en moyenne, dont 80 pc sont destinés à l'exportation (France, Pays-Bas, Royaume-Uni, etc).
