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Minuit sonne à Crans-Montana. La station de ski suisse entre dans l’année 2026 dans une ambiance festive. Les bars sont pleins, les rues animées, la nuit s’annonce longue. Au sous-sol du bar Le Constellation, la fête bat son plein. Les bouteilles circulent dans la foule, l’euphorie est à son comble. Mais peu après 1h30, tout bascule.
Le feu part du plafond, la panique tarde
D’après les dernières informations et les images recueillies, l’incendie démarre au plafond du bar. Les premières flammes seraient dues à des bougies incandescentes placées sur des bouteilles de champagne, trop proches du plafond, provoquant une rapide montée en température et un embrasement soudain.
« Ça brûle », s’écrie un jeune homme, filmant la scène depuis l’intérieur, il ne semble pas du tout inquiet. Et il n’est visiblement pas le seul. L’alerte est tardive, et la prise de conscience collective, trop lente. Les tentatives pour éteindre le feu échouent. La musique continue, la fête aussi, brièvement. Puis la panique s’installe.
Une sortie (trop) étroite
Le bar est situé en sous-sol. Pour en sortir, une seule issue : un escalier étroit menant au rez-de-chaussée, puis une dernière pièce à franchir avant d’atteindre l’extérieur. Là, sept marches en bois conduisent à la liberté. Mais cette configuration va se révéler tragique.
Lorsque la fumée envahit le bar, une centaine de personnes se ruent vers l’escalier. Très vite, l’espace se sature. Les jeunes se bousculent, certains tombent, d’autres se retrouvent piétinés. La sortie est trop étroite pour permettre une évacuation rapide. L’atmosphère est irrespirable. Les images montrent une fumée noire, dense, qui empêche toute visibilité et rend la fuite difficile. Le bilan est tragique : une quarantaine de morts, plus d’une centaine de blessés, dont plusieurs dans un état critique.
L’enquête se poursuit pour déterminer précisément les responsabilités. Mais déjà, ce drame pose de nombreuses questions sur les conditions de sécurité et l’aménagement du bar.















