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Disney ressuscite Kermit la grenouille et les "Muppets" sur grand écran

Après une longue traversée du désert, Kermit la grenouille, Miss Piggy et toute la ménagerie des "Muppets" sont de retour au cinéma grâce aux studios Disney, dans un film qui a su résister à la mode envahissante de la 3D et rester proche de l'esprit originel de la série.

Les marionnettes inventées par l'américain Jim Henson, décédé en 1990, n'avaient plus connu les honneurs du grand écran depuis 1999, avec "Les Muppets dans l'espace", derniers feux d'un succès mondial acquis grâce au "Muppet Show", qui fit les beaux soirs de la télévision dans les années 70 et 80.

Toujours à l'affût de personnages populaires déclinables sur petits et grands écrans, dans ses parcs d'attraction et en produits dérivés, Disney avait racheté les droits des Muppets en 2004, avec l'objectif de rendre aux marionnettes leur succès d'antan... et leurs confortables revenus.

Le film "Les Muppets", Acte I de cette reconquête annoncée, sort mercredi sur les écrans nord-américains (au printemps 2012 en France), pour coïncider avec le long week-end de Thanksgiving, grande fête familiale aux Etats-Unis.

Ecrit par Jason Segel et Nicholas Stoller -- auteurs du très drôle mais beaucoup moins familial "Sans Sarah, rien ne va!" en 2008 --, le film met en scène Walter, un "muppet" qui convainc Kermit de remettre en selle le "Muppet Show" dans son théâtre historique, pour sauver ce dernier de la démolition.

Le film, interprété par Jason Segel et Amy Adams, est réalisé par le Britannique James Bobin, dont c'est le premier long métrage.

"Fan de la première heure des Muppets", à l'instar de Jason Segel et Nicholas Stoller, James Bobin a accepté le projet parce que "tout le monde était d'accord pour faire un film le plus traditionnel possible".

"La 3D n'a jamais été une option, ce n'était pas sur la table, on n'en a jamais parlé", assurait-il à l'AFP lors de la récente présentation du film dans un hôtel de Beverly Hills.

"Il faut rester fidèle aux marionnettes, car elles sont le coeur du film", dit-il. "On ne peut pas prendre Kermit et le faire danser et sauter dans les airs avec des effets spéciaux. L'objet doit se suffire à lui-même et l'objet, ici, c'est une simple main glissée dans une marionnette".

"C'est d'autant plus important que les +muppets+ de Jim Henson ont toujours été très simples, juste des figures de tissu ou de fourrure, ce qui leur donne un aspect honnête et rassurant. Cela les rend chaleureuses", dit-il.

Et du point de vue de la réalisation, "travailler avec les vraies marionnettes et leur marionnettistes offrait une matière passionnante, avec de multiples possibilités d'improvisation", ajoute-t-il.

L'équipe du film a également tenu à se plier aux traditions bien établies par le "Muppet Show" et les film qui ont suivi, notamment l'apparition de stars invitées, les nombreux numéros musicaux, et l'humour bien particulier de Kermit et de ses compagnons.

"J'ai toujours adoré ça", affirme James Bobin. "Les blagues qui s'enchaînent sans arrêt, c'est une forme de comédie que l'on a perdu ces dernières années aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, où l'on cherche plutôt à faire rire avec des dialogues ou des répliques ciselées".

Pour le cinéaste, le "Muppet Show" a révolutionné la télévision. "C'était un programme qui n'était pas que pour les enfants. Tout le monde pouvait le regarder et y trouver un intérêt", dit-il. "Et sans les Muppets, on n'aurait probablement jamais eu +Les Simpsons+ ni certains films de Pixar".

"C'est aussi une série qui véhiculait des valeurs d'espoir et d'optimisme. Et aujourd'hui, ça ne peut pas faire de mal", observe-t-il.

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