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Des jeunes Belges font entrer l'accordéon dans le top des ventes d'album

Les Moonlights ont adapté pour l'accordéon quelques uns des incontournables de la variété française. Une idée gagnante: l'album se vend plutôt bien.

À l'heure du téléchargement sur internet, légal ou illégal, privilégié par les jeunes, les ventes de CD concernent de plus en plus un public âgé resté fidèle au bon vieux disque avec sa bonne vieille pochette qu'on achète en magasin. Un phénomène qui place désormais fréquemment les "vieilles" stars au sommet des hit-parade. Et explique peut-être pourquoi l'album de reprises à l'accordéon de Moonlights s'y est aussi retrouvé.

Les grands succès de la variété française revisités

Depuis six semaines, Mélanie, 24 ans et Arnaud, 25 ans, ont le plaisir de voir leur premier bébé dans l'Ultratop 50 des meilleurs vente d'album pour la partie francophone du pays. Ces deux jeunes Belges se sont inspirés d'une recette réussie par leur équivalent flamand, The Sunsets. Champs Elysées, Gigi l'Amoroso, Les lacs du Conemara,...: le duo a judicieusement sélectionné quelques-uns des plus grands tubes de la variété française, de ceux qui parviennent encore à décoller de leur siège, dans une rare communion de génération, "djeuns" et "viocs" dans toutes les fêtes de mariage et autres du même tonneau.

> VIDEO: L'ADAPTATION DE L'EFFET PAPILLON DE BENABAR

Plus de 10 ans d'expérience

Les deux musiciens ne sont pas des novices. Mélanie a débuté à l'âge de 9 ans et enseigne la pratique de l'instrument dans les académies ("J'ai beaucoup d'élèves qui ont 7 à 10 et qui sont intéressés par l'accordéon pour le répertoire folk et celtique", dit-elle ce matin dans les colonnes du journal Vers L'Avenir). Quant à Arnaud, aujourd'hui pianiste et ingénieur du son, il s'y est mis à l'adolescence. L'accordéon et son univers rétro, il s'y est déjà plus que frotté puisqu'il a chanté pendant quatre ans dans l'émission "Entrée des artistes" de Pascal Sevran sur France 2.

L'accordéon ne se réduit pas à la musette

Et d'en arriver à la question qu'inévitablement vous vous êtes tous posés: mais est-ce que ce n'est quand même pas un peu ringard ? Le journaliste du quotidien Vers L'Avenir a posé la question. Le problème nait de l'étiquette bal musette qui réduit l'instrument au seul bal populaire du 17 juillet. "En général, ce qu'on entend c'est de la musette, mais il y a pas mal d'accordéons dans la musique classique. Dans Tchaikovski par exemple. J'ai déjà joué de l'accordéon dans une pièce de Dvorak avec l'Orchestre royal de Wallonie", raconte Arnaud dans le journal Vers L'Avenir.

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