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La Belgique assiste à la disparition progressive des cabines téléphoniques, victimes de l'omniprésence des téléphones portables. Retour sur la fin programmée de ces symboles d'une époque révolue.
Les cabines téléphoniques, autrefois incontournables, disparaissent progressivement du paysage belge, supplantées par la prédominance des téléphones portables. En effet, si en 1997 on recensait encore 18 000 cabines sur le territoire belge, il n'en reste plus que 50 aujourd'hui selon Proximus. Cette diminution drastique témoigne de l'obsolescence de ces installations, désormais délaissées par les usagers au profit de leurs smartphones.
Autrefois fréquemment utilisées, les cabines téléphoniques sont aujourd'hui devenues rares, voire inexistantes dans certaines zones. Les gares, autrefois pourvues de plusieurs cabines, en sont désormais dépourvues, laissant place à une absence remarquable. Cette disparition progressive souligne l'évolution des habitudes de communication et l'impact prépondérant des téléphones portables dans la société actuelle.
L'omniprésence des téléphones portables en Belgique, avec près de 12 millions d'abonnements pour 11 millions d'habitants, a contribué à reléguer les cabines téléphoniques au rang d'objet obsolète. Ces dernières, souvent en mauvais état et peu entretenues, ont perdu de leur attrait et de leur utilité au fil du temps, jusqu'à devenir des reliques du passé.
Face à ce constat, l'IBPT, régulateur des télécoms en Belgique, a décidé de ne plus imposer à Proximus la maintenance des cabines téléphoniques, en raison de coûts jugés prohibitifs. En effet, l'entretien de chaque cabine coûterait environ 1000 euros par an, une dépense désormais difficilement justifiable au regard de l'usage limité de ces installations.
Dans un avenir proche, les cabines téléphoniques auront totalement disparu du paysage belge. La plupart d'entre elles seront recyclées, tandis que les 30 dernières seront distribuées à l'issue d'un concours. Ainsi, ces symboles d'une époque révolue pourraient bien trouver une seconde vie dans des écoles ou des musées, témoignant du passage d'une ère où le téléphone portable n'avait pas encore relégué la cabine téléphonique au statut d'objet obsolète et nostalgique.
