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La rupture est consommée entre Samuel Cogolati et Marie Lecocq à la tête d’Ecolo. Aucune démission n’a toutefois été annoncée.
Lundi, au cours d’un Bureau politique, les deux co-présidents ont informé les membres «de leur impossibilité de poursuivre leur mission ensemble à la tête du mouvement», a annoncé le parti dans un communiqué. Une «proposition» est attendue vendredi au Conseil de fédération, parlement interne des Verts.
«Les co-présidents d’Ecolo ont informé ce lundi les membres du Bureau politique de leur impossibilité de poursuivre leur mission ensemble à la tête du mouvement. Le Bureau politique a pris acte de cette situation et de la difficulté manifeste des co-présidents à continuer à travailler ensemble dans les conditions actuelles», dit le communiqué.
«Un chemin de transition, rapide et serein»
«Conscients de l’importance du projet collectif écologiste et de la responsabilité qui incombe au parti, le bureau du conseil de fédération élaborera en concertation avec les co-présidents un chemin de transition, rapide et serein. L’objectif est d’assurer le redéploiement du mouvement et la continuité du travail politique. Cette proposition sera présentée ce vendredi en Conseil de Fédération», précise le parti.
«Dans ce moment particulier, Ecolo réaffirme son engagement envers ses valeurs fondatrices : l’écologie politique, la justice sociale, la solidarité et la démocratie. Ces principes continueront de guider le parti dans la transition à venir et dans la poursuite de son projet collectif», conclut-il.
« Ça tournait à vide depuis plusieurs mois »
« C’est un peu le mariage de la carpe et du lapin, analyse Martin Buxant, référent politique RTL info. Il y en a un qui voulait effectivement renverser la table, Samuel Cogolati, qui était plus… C’est la filiation Jean-Michel Javaux, si vous voulez. C’est plus un centriste. Et puis Marie Lecoq, la Bruxelloise, plutôt ancrée à gauche, gauche, gauche. Et donc ça ne pouvait pas fonctionner. Et ça tournait à vide depuis plusieurs mois. Et ce qui devait advenir est advenu ».
Un conseil de fédération devra vendredi décider quel scénario sera maintenant privilégié.
« Il en va de la survie de l’écologie politique, estime Martin Buxant. En Belgique francophone, il n’y a déjà plus que deux députés au Parlement fédéral. Donc ils doivent trouver les moyens de se ressouder, de raccommoder les choses avec un nouveau duo. Une seule personnalité qui reprendra les choses en main et qui relancera une dynamique verte. Mais attention parce que tant les Engagés que le parti socialiste sont là, au bord de la rivière de l’écologie politique. Et ils sont prêts à s’abreuver dedans ».
Une possibilité pour le conseil de fédération serait de nommer une équipe transitoire pour temporiser et ensuite choisir de nouveaux co-présidents. On voit mal comment Ecolo pourrait éviter de nouvelles élections internes.


















