Le président du MR, Georges-Louis Bouchez, entend renforcer les contrôles pour lutter contre la fraude sociale. Il souligne notamment les avantages d'un glissement des allocations de chômage vers le CPAS, concernant la vérification des biens immobiliers détenus à l'étranger par les bénéficiaires d'allocations sociales en Belgique.
À partir du 1er janvier 2026, les allocations de chômage seront limitées dans le temps : maximum 2 ans. 100.000 personnes risquent de se retrouver exclues du chômage. Elles pourraient devoir demander de l'aide au CPAS, même si le gouvernement promet une aide financière, les centres publics d'action sociale sont inquiets, surtout dans les grandes villes, où cette compensation pourrait ne pas être suffisante.
Le gouvernement fédéral veut s'attaquer aux chômeurs de longue durée. 100 000 personnes sont concernées et risquent alors de se retourner vers les CPAS, qui recevraient des primes... en fonction du nombre de bénéficiaires qu'ils remettent au travail. Ce projet ne fait pas l'unanimité.
Le ministre de l'Emploi, David Clarinval, souhaite que toutes les personnes sans emploi depuis plus de deux ans soient exclues du chômage. Celles-ci vont-elles se tourner vers le CPAS ? Comment les assistants sociaux vont-ils traiter cette surcharge de travail ?
Élisa (prénom d’emprunt), jeune étudiante, bénéficie du CPAS depuis plusieurs années. Aujourd’hui, elle confie recevoir son revenu systématiquement en retard. La lenteur administrative à laquelle elle fait face l'interroge : est-ce normal ? Les CPAS arrivent-ils à traiter correctement l'ensemble des demandes qui leur parviennent ?