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Un an et demi avant de devenir ministre de l’Intérieur en 2020, Annelies Verlinden (CD&V) était avocate pour Sopra Steria. Sous son ministère, cette entreprise informatique française a ensuite décroché le projet i-Police, qui a coûté des millions et qui a échoué, écrivent samedi les journaux flamands Het Nieuwsblad et Gazet van Antwerpen.
La chrétienne-démocrate flamande a travaillé comme avocate pour Sopra Steria en avril 2019. Elle était alors co-directrice associée de la branche belge du cabinet d’avocats international DLA Piper. Avec deux confrères, elle a représenté l’entreprise française dans un procès devant le Tribunal de l’Union européenne à Luxembourg, qui fait partie de la Cour de justice de l’Union européenne. L’arrêt date du 9 avril 2019. Sopra Steria estimait avoir été injustement exclue d’un marché public informatique pour le Parlement européen.
Selon Mme Verlinden, le fait qu’elle ait été avocate pour la société française dans le passé n’a aucun rapport avec son travail de ministre et avec le projet i-Police. « Il n’y a aucun lien entre les deux dossiers », affirme-t-elle. « J’ai pu juger en toute objectivité. Lorsque j’ai pris mes fonctions de ministre, les négociations avec l’entreprise étaient déjà en cours depuis des années. Toutes les règles de procédure ont été respectées et personne ne conteste le contraire. Le suivi quotidien du contrat était assuré par la police. En tant que ministre, je supervisais l’organisation policière et j’ai apporté des ajustements à cet égard. »
Pour celle qui est désormais ministre de la Justice, il n’y a dès lors pas de conflit d’intérêts.
















