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Un expert en ADN a fait part de ses conclusions à la cour d'assises de Flandre orientale jeudi matin dans le cadre du procès de Jurgen Demesmaeker, accusé du meurtre de l'ancienne bourgmestre d'Alost Ilse Uyttersprot. Des traces d'ADN des deux parties ont été retrouvées sur le marteau qui a servi comme arme du crime.
Le matin du 4 août 2020, l'accusé de 52 ans s'était présenté à la police vers 08h30, expliquant avoir frappé la victime à la tête à l'aide d'un marteau. Il avait alors remis les clefs de son appartement aux enquêteurs, qui y avaient découvert le corps sans vie d'Ilse Uyttersprot. L'autopsie avait révélé que la libérale flamande avait succombé à un violent traumatisme crânien, provoqué par une demi-douzaine de coups.
L'expert en ADN Dieter Deforce a analysé plusieurs traces génétiques retrouvées sur la scène de crime. "Nous avons trouvé des taches de sang présentant l'ADN d'Ilse Uyttersprot et de l'accusé sur le bord du lit, ainsi que sur le carrelage." La tête du marteau présentait quant à lui un profil d'ADN correspondant à celui de l'ancienne bourgmestre d'Alost, tandis que du matériel génétique appartenant aux deux parties a été retrouvé sur le manche de l'outil.