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Le procureur de roi a requis mardi une peine de 16 ans de détention, assortie de 10 ans de mise à disposition du tribunal d’application des peines, pour l’homme poursuivi pour des faits de viol commis sur un enfant, des atteintes à l’intégrité sexuelle commises sur trois enfants, de la production, diffusion et détention de matériel à caractère pédopornographique.
Le procureur a également demandé au tribunal de prononcer à l’encontre de cet homme, ancien partenaire d’une puéricultrice de la crèche de l’Université libre de Bruxelles (ULB), une interdiction professionnelle de 20 ans avec des mineurs, soit la durée maximale prévue par le code pénal.
10 ans requis contre la puéricultrice
À l’égard de l’ancienne puéricultrice, le procureur a requis mardi une peine de 10 ans de détention assortie de 5 ans de mise à disposition du tribunal d’application des peines. Le procureur a également demandé une interdiction professionnelle avec des mineurs pour une durée de 20 ans, une interdiction de contact avec l’ensemble des parties civiles (trois familles de victimes, la crèche de l’ULB, la direction de la crèche de l’ULB) et une interdiction d’approcher la crèche à moins de 300 mètres.
Pour le procureur du roi, le tribunal doit reconnaître l’ensemble des préventions retenues par son office contre les deux prévenus, et pour l’ensemble de la période infractionnelle, soit différents tronçons compris entre 2020 et 2025.
« Les actes sont révulsants (sic). Les dégâts sont immenses au niveau de la conscience collective », a déclaré le procureur mardi.
Le fait qu’une puéricultrice aurait aidé son ancien compagnon à entrer dans une crèche pour commettre des actes pédophiles ou à caractère pédopornographique, « met en péril la confiance que nous avons tous lorsque nous mettons nos enfants à la crèche », a souligné le procureur dans son réquisitoire.

















