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Violette a un métier insolite qui lui permet de « faire honneur aux animaux » en lui « redonnant sa beauté »

par RTL info avec Marc Demoustiez
Vous vous êtes déjà demandé, en visitant un musée d’histoire naturelle, comment les animaux présentés paraissaient parfois plus vrais que nature. Et bien ce sont les restaurateurs d’animaux naturalisés qui s’en chargent. C’est le métier d’une Mouscronnoise. Elle s’appelle Violette Boydens.

Les visiteurs ont parfois l’impression qu’ils sont presque vivants, comme figés dans leur mouvement. La centaine d’animaux naturalisés exposés dans les vitrines de ce musée sont des spécimens qu’entretient précieusement cette restauratrice. « Ici, en l’occurrence, j’ai travaillé sur ce gavial. Il fait partie d’une campagne de photographie qui a été faite ici en début 2026. Donc pour ce cas-là, il a fallu le nettoyer entièrement. Donc les dents et l’intérieur de la bouche ».

Aucun détail n’échappe à Violette. Même les squelettes sont soigneusement nettoyés au pinceau : « Conserver la matière dans un bon état, c’est très important de dépoussiérer. Et ici, dans le cas du musée, esthétiquement parlant, c’est vrai que c’est toujours mieux une pièce sans poussière », explique-t-elle.

Lui redonner sa beauté et en même temps se dire qu’il n’est pas mort pour rien et lui faire honneur en le restaurant
Violette Boydens, Restauratrice d’animaux naturalisés

La plupart du temps, c’est dans son atelier qu’elle embellit ses animaux. Trois jours de travail seront nécessaires pour rendre tout son éclat à cet ibis blanc. « Je suis en train de dévernir le bec de l’oiseau, dont le vernis est jauni et oxydé. Lui redonner sa beauté et en même temps se dire qu’il n’est pas mort pour rien et lui faire honneur en le restaurant ».

Rien ne prédestinait Violette à ce métier hors du commun. Au départ, elle s’était orientée vers la restauration de sculptures lors de ses études à la Cambre. « Au moment du master, il a fallu trouver un sujet de mémoire et je me suis dirigée vers la matière organique, les poils, les plumes. Et de fil en aiguille, j’en suis arrivée à la taxidermie », raconte Violette.

Un choix qui lui permet aujourd’hui d’allier à la fois le côté artistique et scientifique. « C’est chouette de découvrir que chaque pièce officielle est unique et chaque matière a son histoire en fonction de la façon dont elle a été naturalisée », dit-elle encore.

Sa plus grande fierté, c’est un guépard exposé dans son atelier. C’était sa première restauration qui lui a permis d’être engagée dans ce musée.

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