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Les États-Unis n’envisagent pas d’opération armée pour prendre le Groenland, a assuré mercredi le ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot, en commission de la Chambre.
« Des contacts que j’ai pu avoir, il apparaît que la prise du territoire (du Groenland) par une quelconque opération armée n’est pas envisagée, chacun comprenant la déflagration que cela pourrait générer au niveau des relations internationales et singulièrement à l’intérieur de l’OTAN », a expliqué le ministre en réponse à de nombreuses questions.
La semaine passée, le chef de la diplomatie belge a rencontré son homologue américain Marco Rubio au moment où le président Donald Trump et son entourage revendiquaient, une nouvelle fois, de prendre le Groenland, en n’excluant pas l’option militaire.
« Un interlocuteur que j’ai rencontré à Washington m’a indiqué qu’il était toujours utile de prendre au sérieux le président américain sans pour autant devoir le prendre au pied de la lettre, de manière littérale », a ajouté M. Prévot. Une rencontre avait lieu mercredi à Washington entre les chefs de la diplomatie danoise et groenlandaise, qui l’ont sollicitée, leur homologue américain et le vice-président JD Vance.
Le ministre belge a insisté sur la solidarité avec les « amis danois ». « Le Groenland n’est pas un territoire négociable, ni même une sphère d’influence à mieux répartir », a-t-il répété, en rappelant le « cadre clair » qui présidait aujourd’hui au destin de l’île arctique fondé sur « la souveraineté danoise et le droit à l’autodétermination du peuple groenlandais ».



















