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Les syndicats de police quittent la table de négociation et attendent un geste du ministre : « Négocier, oui, mais avec de véritables propositions et une attitude constructive »

par RTL Info avec Belga
Les quatre principaux syndicats de police ont claqué la porte du Comité de négociations pour les services de police, dénonçant l’absence de « réelle négociation constructive » avec l’autorité. Ils interpellent le ministre de l’Intérieur, Bernard Quintin, et laissent planer la menace d’activer un préavis de grève au sein de la police fédérale.

Les quatre syndicats de police (SLFP Police, SNPS, CGSP Admi et CSC Services publics) ont quitté la table de négociation mercredi, ont-ils annoncé à l’issue d’une réunion du CNSP (Comité de négociations pour les services de police) qui a tourné court.

Le CNSP réunit des représentants des syndicats et du ministre de l’Intérieur, qui préside le comité, ainsi que du ministre de la Justice. Il se réunit généralement deux fois par mois.

Une réunion du CNSP ce mercredi a tourné court, les quatre organisations syndicales ayant décidé de quitter la table des négociations à l’issue d’un point de l’agenda consacré au préavis de grève dans la DAB, la direction de sécurisation de la police fédérale.

Les syndicats dénoncent « l’absence d’une réelle négociation constructive de la part de l’autorité » qui ferait montre, selon eux, d’une « attitude fermée ». « Nous avons la volonté de parvenir à des discussions et négociations constructives, mais quand vous êtes face à un mur, vous ne pouvez que vous y cogner », résume le président du SLFP Police, Vincent Gilles, contacté par l’agence de presse Belga.

Un signe d’ouverture attendu

Les syndicats regrettent d’autant plus la tournure des évènements que la réunion de ce mercredi comprenait quatre points à son ordre du jour, dont celui concernant la conduite prioritaire des véhicules de police et au sujet desquels les syndicats avaient de nombreuses remarques à faire valoir.

Les syndicats attendent à présent un signe d’ouverture de la part du ministre de l’Intérieur, Bernard Quintin. L’attitude de ce dernier dans les prochains jours pourrait peser dans la décision d’activer ou non le préavis de grève relatif à la DAB, laisse-t-on entendre.

« Nous attendons de la part de l’autorité, qu’elle laisse une véritable place à la négociation afin que les intérêts des membres du personnel soient pris en compte. Il en va de la responsabilité de nos ministres de tutelle (Intérieur et Justice) pour, enfin, établir, un climat social serein. Négocier, oui mais avec de véritables propositions et une attitude constructive », concluent les syndicats dans leur communiqué commun.

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