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Incendie de Crans-Montana : la propriétaire du bar admet avoir quitté les lieux mais affirme qu’elle comptait « re-rentrer »

par RTL info
Entendus une troisième fois, Jacques et Jessica Moretti ont répondu pendant des heures aux questions des avocats des victimes de l’incendie du bar Le Constellation à Crans-Montana. Extincteurs non utilisés, départ controversé : les gérants ont livré leur version des faits, face aux familles présentes.

Les 11 et 12 février, Jacques Moretti et Jessica Moretti ont été entendus pour la troisième fois comme prévenus dans l’enquête sur l’incendie du bar Le Constellation à Crans-Montana, en Suisse. Pendant plusieurs heures, ils ont répondu aux questions d’une septantaine d’avocats représentant les victimes et leurs familles.

Moment inédit et particulièrement chargé en émotion : des proches de victimes étaient présents durant les auditions. Dès le début de son interrogatoire, Jacques Moretti s’est adressé à Leïla Micheloud, mère de Melissa et Farah, gravement brûlées lors du drame : « Je leur souhaite ma pleine empathie, je suis désolé, aucun parent ne devrait avoir à vivre cela ». Il a ajouté : « Il s’agit d’une catastrophe. Je ne peux pas être présent avec eux mais nous sommes avec les familles dans les pensées et les prières », relaient nos confrères de RTL France.

Le lendemain, Jessica Moretti a été auditionnée dans un climat particulièrement tendu, après une altercation à l’extérieur du bâtiment entre le couple et des proches de victimes.

En pleurs, elle a déclaré, toujours relayée par nos homologues français : « Ce que ces mamans vivent est indescriptible. Je suis moi-même mère. Personne ne devrait avoir à vivre cela ». Elle a insisté : « On ne se dérobera jamais. On comprend votre colère, votre haine. Nous serons là pour répondre à n’importe quelle question ».

Plusieurs avocats ont questionné Jessica Moretti sur son départ du bar au moment de l’incendie. Elle affirme avoir voulu donner l’alerte : « Je voulais appeler les pompiers. Dans mon esprit, c’est cela qui pouvait sauver le maximum de personnes. Je comptais re-rentrer quand tout le monde était évacué ».

Pourquoi ne pas avoir utilisé un extincteur ? « Quand je vois les flammes, c’est la panique. Pour moi la priorité c’était de donner l’alerte », a-t-elle expliqué, décrivant « une scène apocalyptique ».

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