Partager:
« On garde son déchet jusqu’à la prochaine poubelle ». Un message simple mais essentiel. Depuis plusieurs semaines, Mélanie sillonne les stations services et les drive-ins pour sensibiliser les automobilistes. Une campagne relayée dans plus de 90 points de vente à travers la Wallonie. « Tout ce qui est emballage alimentaire, gobelets de café, barquettes de restauration rapide, tous ces déchets de consommation nomade, on les garde dans son véhicule jusqu’à la prochaine poubelle où on pourra les mettre », insiste la porte-parole de Be WaPP, pour une Wallonie Plus Propre.
Canettes, bouteilles, papiers, chaque année, les mêmes déchets s’accumulent le long des autoroutes wallonnes. Et le problème s’aggrave, 840 tonnes ont été collectées l’an dernier. « Si j’ai quelqu’un en voiture qui fait ça, je le largue et il peut aller à pied », lâche une conductrice. « Parfois je vois des personnes qui jettent leur mégot de cigarette par la fenêtre », raconte une jeune femme. « On devrait mettre beaucoup plus de sanctions », estime un homme.
En voiture, il suffit de s’arrêter à une poubelle, garder les crasses pour les jeter chez soi. Jusqu’à la fin du mois de novembre, une campagne de sensibilisation parcourt les routes wallonnes. Objectif, inciter les automobilistes à changer leurs habitudes. Une initiative soutenue par la fédération belge du commerce et des services. « Les entreprises sont victimes de cette malpropreté, c’est aussi un coût énorme pour la société et finalement pour les entreprises qui doivent nettoyer aux abords de leurs points de vente », souligne Marie van Breusegem, experte durabilité chez Comeos.
3 millions d’euros, c’est ce que coûte chaque année le simple ramassage des déchets le long des autoroutes wallonnes. Un budget colossal pour des gestes pourtant évitables.



















