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Condamné à trente ans de prison pour le meurtre de son épouse, Cédric Jubillar sera prochainement rejugé en appel

par RTL info avec AFP
Le procès en appel de Cédric Jubillar, condamné en première instance à 30 ans de réclusion pour le meurtre de son épouse, s’ouvrira le 21 septembre 2026, a annoncé la cour d’appel de Toulouse.

Le procès en appel de Cédric Jubillar, condamné en première instance à 30 ans de réclusion pour le meurtre de son épouse Delphine, doit débuter le 21 septembre prochain, a indiqué jeudi la cour d’appel de Toulouse dans un communiqué.

Au cours d’une réunion préparatoire à laquelle son nouvel avocat Pierre Debuisson n’a pas participé, « il a été envisagé, au vu de la durée prévisible du procès et de la charge d’audiencement de la cour d’assises de la Haute-Garonne, de fixer la date d’ouverture au 21 septembre 2026 », selon le communiqué.

« Pierre Debuisson a été informé de cette date par la présidente de la Cour d’assises et l’avocat général de la cour d’appel de Toulouse en charge de la coordination des assises et de l’audiencement des affaires criminelles » et « un délai de 10 jours lui a été donné pour faire valoir ses observations », poursuivent le procureur général Nicolas Jacquet, et la première présidente de la cour, Chantal Ferreira, qui signent le communiqué.

Ce dernier ne précise pas de durée pour l’audience d’appel mais, selon une source judiciaire, elle devrait être équivalente à celle du procès en première instance qui avait duré quatre semaines, en fonction du nombre de témoins que la défense souhaitera citer à la barre.

Dans un entretien à l’AFP, mardi, Me Debuisson avait expliqué ne pas vouloir participer à la préparation du procès en appel de son client, tant que M. Jubillar ne bénéficiait pas d’un changement de ses conditions de détention, qu’il juge « indignes ».

« Tout ce que je demande, c’est un procès équitable et force est de constater qu’il n’est pas possible aujourd’hui de faire mon travail d’avocat et de défendre correctement Monsieur Jubillar », avait-il dit.

Le 17 octobre, le peintre-plaquiste de 38 ans a été reconnu coupable d’avoir tué son épouse, Delphine, une infirmière de 33 ans dont le corps n’a jamais été retrouvé, et condamné à 30 ans de réclusion criminelle.

Dans son arrêt rendu public quelques jours après le verdict, la cour d’assises du Tarn avait estimé que le meurtre de Delphine Jubillar était « caractérisé », affirmant en outre n’avoir pas été convaincue par les déclarations de l’accusé.

La juridiction avait également estimé que des témoignages recueillis, le fait que la personnalité de l’accusé était « compatible » avec le passage à l’acte, ainsi que sa non-acceptation du départ de son épouse pour un autre homme, constituaient des éléments suffisants pour établir sa responsabilité dans la disparition de son épouse, survenue en décembre 2020 à Cagnac-les-Mines (Tarn).

Détenu à l’isolement à la prison de Toulouse-Seysses depuis juin 2021, Cédric Jubillar se dit innocent, une position qu’il entend conserver en appel.

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