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Donald Trump reçoit mercredi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui veut convaincre son allié d’exercer une pression maximale sur l’Iran pour mettre fin à ses programmes nucléaire et balistique.
Avant cette septième rencontre depuis son retour au pouvoir il y a un an, le président américain a envoyé des signaux contradictoires, entre espoirs d’accord et menaces militaires contre Téhéran.
Le dirigeant israélien est arrivé discrètement à la Maison Blanche peu avant 11h00 locales (16h00 GMT). Les deux hommes doivent se voir dans le Bureau ovale et il n’est pas prévu jusqu’ici que la presse soit conviée.
Benjamin Netanyahu a déjà rencontré mercredi le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio pour officialiser la participation d’Israël au «Conseil de paix» de Donald Trump.
Enjeux pour Netanyahu
«Il faut inclure dans toute négociation (entre l’Iran et les Etats-Unis) la limitation des missiles balistiques et le gel du soutien à l’axe iranien», c’est-à-dire aux groupes armés liés à Téhéran dans la région, a réclamé Benjamin Netanyahu avant sa venue.
La question des missiles est une ligne rouge pour Israël, distant d’environ 2.000 kilomètres de l’Iran.
Benjamin Netanyahu assure que l’action militaire est le seul moyen de résoudre une fois pour toute la question nucléaire iranienne. Les Etats-Unis avaient bombardé des sites nucléaires iraniens lors d’une guerre de 12 jours déclenchée par Israël en juin.
A Washington, il a rencontré mardi soir l’émissaire du président américain, Steve Witkoff, et le gendre de Donald Trump, Jared Kushner. Ils «ont fait le point sur le premier cycle de négociations qu’ils ont tenu avec l’Iran vendredi dernier», selon un communiqué du Premier ministre israélien.
«Je préférerais faire un accord», a dit le président américain mardi sur Fox Business. Il a ajouté que les Iraniens seraient «idiots» de refuser. Donald Trump a aussi déclaré au site Axios qu’il «réfléchissait» à renforcer avec un second porte-avions l’armada déployée par les Etats-Unis dans la région.
«Trump doit pouvoir montrer que l’accord, si accord il y a, est nettement meilleur que celui dont il est sorti», conclu à Vienne en 2015 et dénoncé par le républicain en 2018 lors de son premier mandat, estime Guy Ziv, professeur en politique étrangère à l’American University.
«Une manière d’assurer cela est bien sûr d’inclure les missiles» mais il est «hautement improbable que les Iraniens l’acceptent», rappelle-t-il à l’AFP.
















