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« 100 millions d’euros par jour », « On me le dit beaucoup » : selon le patron des patrons wallons, ce facteur empêche les entreprises d’investir en Wallonie

par RTL info
Invité du bel RTL matin ce mercredi, le CEO d’AKT for Wallonia, Frédéric Panier, a estimé qu’une journée de grève générale pouvait coûter jusqu’à 100 millions d’euros à l’économie wallonne. Il met en garde contre l’impact des mouvements sociaux répétés sur l’image et l’attractivité de la région.

Au micro de Martin Buxant, le patron des patrons wallons a évoqué le climat social actuel, marqué notamment par les grèves à répétition à la SNCB et au sein des transports en commun. Interrogé sur le coût des mouvements sociaux, Frédéric Panier avance un chiffre : « Une journée de grève générale, si vous avez 20 % de personnes qui sont en grève, c’est 100 millions d’euros par jour pour la Wallonie. 100 millions d’euros. »

Il nuance toutefois : « Une grève des transports en commun, c’est moins élevé. » Mais selon lui, l’enjeu dépasse le simple montant financier. « Le problème, ce n’est pas tellement le coût d’une grève, c’est le coût des grèves répétées. » Il rappelle qu’« on est à plus de 20 jours de grève à la SNCB l’année passée ». S’il dit comprendre les difficultés rencontrées, il insiste : « Aujourd’hui, ce n’est facile pour personne, mais ce n’est pas en bloquant le pays qu’on va avancer. »

« Des choses sur lesquelles travailler »

Pour le CEO d’AKT for Wallonia, les conséquences sont multiples. « C’est difficile surtout pour les familles aujourd’hui parce que les entreprises, on s’organise. » Il reconnaît néanmoins que les sociétés doivent « beaucoup changer au jour le jour ».

La répétition pose problème
Frédéric Panier, AKT for Wallonia

« La répétition pose problème », martèle-t-il. Il appelle à privilégier le dialogue et les solutions concrètes : « Il y a tellement de choses sur lesquelles on peut travailler ensemble. Améliorer l’enseignement, réduire les coûts de l’énergie, travailler sur les permis. Travaillons là-dessus plutôt que de bloquer le pays. »

Un frein à l’investissement ?

Au-delà du coût immédiat, Frédéric Panier s’inquiète surtout de l’image renvoyée par la Wallonie. À la question de savoir si ce climat social tendu freine l’investissement, sa réponse est sans détour : « On me le dit beaucoup. »

Selon lui, les entreprises disposent de plusieurs options lorsqu’elles décident d’investir : « Elles peuvent investir chez nous, elles peuvent investir au nord du pays, elles peuvent investir au nord de la France, elles peuvent investir un peu partout en Europe. » Et d’ajouter : « Aujourd’hui, on est en train de créer une rumeur autour de la Wallonie de l’idée d’une terre de grève, une terre de gréviculture. »

Une perception qu’il affirme entendre régulièrement : « On me le dit souvent. Les chefs d’entreprise dans les groupes internationaux, ils l’entendent tous les jours. »

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