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Dans des pays comme la Belgique, l’Allemagne, les Pays-Bas ou la France, l’état de l’industrie est « tout simplement dramatique », a déclaré le Premier ministre Bart De Wever, dans son discours de clôture du Sommet européen de l’industrie, mercredi à Anvers.
Le chef du gouvernement fédéral a longuement évoqué les prix de l’énergie et une réglementation « excessive », entre autres. En raison de ces facteurs, la situation de l’industrie européenne dans des pays comme la Belgique est désormais « dramatique ». « Nous sommes au bord d’une crise existentielle », a-t-il mis en garde.
Toutefois, on assiste désormais un « momentum », considère M. De Wever, renvoyant au sommet informel des dirigeants européens qui se tiendra ce jeudi à Alden Biesen (Limbourg). À ses yeux, des priorités doivent être fixées : « l’Europe doit cesser de vouloir tout faire, partout et tout le temps. » Bart De Wever parle d’un trio de priorités : « innovation, productivité et compétitivité ». Sans cela, « la décarbonation de l’Europe deviendra synonyme de sa désindustrialisation. Et, finalement, de sa pauvreté et de sa perte de pertinence ».
« Si l’Europe veut compter dans le monde, notre industrie doit d’abord compter pour l’Europe », a-t-il dit.

















