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Prison surpeuplée, matelas au sol, agressions du personnel : la prison de Nivelles est jugée indigne par sa commission de surveillance, qui alerte sur des conditions de détention contraires aux droits humains et comparées à un retour au Moyen Âge.
La commission de surveillance de la prison de Nivelles estime que l’établissement du Brabant wallon ne répond plus aux obligations de la Convention européenne des droits de l’Homme, rapportent samedi La Dernière Heure et L’Avenir, évoquant une visite de cette commission le 15 décembre dernier.
Les commissaires ont recensé 283 détenus et 25 matelas au sol dans l’établissement pénitentiaire alors que le cadre théorique prévoit d’y accueillir 192 prisonniers.
Face à cette saturation, la commission en appelle au bourgmestre de Nivelles et au gouverneur de la province de Brabant wallon. « Les conditions de détention sont devenues extrêmes, c’est presque un retour au Moyen Âge, cela engendre des conditions de travail très difficiles pour le personnel pénitentiaire », écrit l’Avenir.
La commission déplore la multiplication des agressions contre les agents. « Rien n’est mis à leur disposition pour se protéger dès l’ouverture des portes des cellules. Dernièrement, cinq d’entre eux ont été blessés, dont un qui a eu le nez cassé ».
« Des mandats d’arrêt européens pour des enquêtes nivelloises ne sont plus exécutés par les Pays-Bas et par l’Italie si les personnes arrêtées devaient venir à la prison de Nivelles pour dormir sur des matelas au sol, la situation étant considérée comme inhumaine et dégradante », relève la commission.
En Belgique, chaque prison dispose de sa commission de surveillance. Toutes sont coordonnées par le Conseil central de surveillance pénitentiaire (CCSP). Composée de juristes et de médecins notamment, la commission visite au moins chaque semaine l’établissement concerné.

















