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Seules 8 communes récoltent les sapins de cette manière… pour le plus grand bonheur des habitants : « Mon fils est tout content »

Par RTL info avec Marc Demoustier
Une initiative originale dans le Hainaut : des chevaux de trait participent à la collecte gratuite des sapins de Noël.

À Ghlin et dans sept autres communes du Hainaut, l’après-fêtes prend une dimension écologique et traditionnelle. En ce mois de janvier marqué par le démontage des décorations de Noël, les sapins abandonnés par les habitants sont collectés grâce à des chevaux de trait. Cette initiative, unique en Belgique, est portée par le Centre Provincial des Métiers du Cheval.

L’organisation de cette collecte repose sur une logistique minutieuse. À Ghlin, par exemple, des chevaux tels que Stella, une jument de trait de 700 kilos, illustrent parfaitement cette mission. Ces chevaux sont capables de tracter près d’une tonne sur des distances allant jusqu’à 25 kilomètres. Une telle performance résulte d’un entraînement continu et d’une attention particulière portée à leur bien-être.

La démarche ravit les habitants, qui découvrent ou redécouvrent ces animaux majestueux. C’est aussi une opportunité éducative pour les plus jeunes. « Ça me permet de montrer à mon petit garçon des chevaux qu’il n’a pas forcément l’habitude de voir. Regardez-le, il est tout content », se réjouit une maman. La mère de famille apprécie d’autant plus cette approche qu’elle tranche agréablement avec celle des tracteurs et autres véhicules à moteur souvent utilisés pour ce genre de collecte.

Du côté des équipes communales participant au projet, l’opération est également perçue comme bénéfique. Les employés apprécient le fait de pouvoir s’éloigner des engins bruyants et contraignants. « C’est facile, il n’y a pas trop d’efforts, c’est pratique », apprécie Raphaël, un des agents chargés de la collecte.

Cet usage des chevaux de trait ne se limite pas à la collecte ponctuelle de sapins de Noël. Tout au long de l’année, ces animaux polyvalents interviennent dans une multitude d’activités au sein de la région. « On fait du transport de personnes avec des chas à vent, on fait de l’écomaréchage, on cultive la terre avec les chevaux, on laboure, on fait de l’équithérapie », détaille Melvin, palefrenier-meneur au centre provincial des métiers du cheval.

Au-delà de son impact environnemental positif, cette initiative contribue également à perpétuer un savoir-faire ancestral.

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