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L'insécurité règne toujours à Tunis et en province depuis la fuite de l'ancien président Ben Ali. L'armée tente tant bien que mal de rétablir le calme et avec les pillages et le chaos généralisé, la pénurie menace le peuple. La composition d'un nouveau gouvernement devrait être annoncé demain.
L’armée tunisienne tente de rétablir le calme alors que des tirs ont encore retenti cet après-midi dans les rues de Tunis : "Les miliciens s’organisent et arrivent dans des taxis et des voitures de location et le travail des militaires est très compliqué car il y a un duel entre l’armée et la police dans des villes comme Bizerte où l’on parle de batailles rangées dans les deux camps," explique Lionel Gendron, notre correspondant sur place.
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Toujours des pillages
Les pillages sont encore monnaie courante. L'ex-chef de la sécurité du président tunisien déchu Ben Ali, le général Ali Sériati, a été arrêté dimanche après avoir été formellement accusé d'être le responsable des exactions de ces derniers jours contre la population. Pendant ce temps, les commerces ouvrent peu à peu, notamment depuis ce matin, explique notre correspondant, bien que des magasins, notamment des grandes surfaces, aient encore été pillés, voire totalement détruits. "Les petits magasins comme les boulangeries ont peur d’ouvrir et attendent l’appui de l’armée pour éviter les foules et les pillages, et puis il y a les commerces qui n’ont tout simplement plus de stock," explique encore Lionel Gendron.
Formation d'un nouveau gouvernement
Trois jours après la fuite de l’ancien président Ben Ali, les Tunisiens sont dans l’attente d’un nouveau gouvernement pour leur pays. La composition de celui-ci devrait être annoncé dès demain. "L’opposition, laminée pendant les 23 années de pouvoir de Ben Ali, doit se reformer. Il faut un gouvernement vierge de toute corruption ainsi que de toute exaction. Le gouvernement doit également être soutenu par l’armée. La tâche est difficile mais la Tunisie n’a pas le luxe d’attendre," a conclu notre correspondant, en direct de Tunis.
