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Aussi étonnant que cela puisse paraître, Bart De Wever fête le roi au sein du Parlement en ce 15 novembre, jour de la fête du Roi.
On avait déjà vécu ce paradoxe le 21 juillet, et il se répète ce samedi : un Premier ministre nationaliste flamand qui doit assumer le rôle de celui qui célèbre la Belgique, et le Roi.
Un discours sur la diplomatie
C’est a priori contre nature et pourtant, les deux hommes sont tout à fait capables de travailler ensemble et de reconnaître leur qualité mutuelle. On l’a bien vu encore il y a quelques jours, lorsque Bart De Wever s’est rendu chez le roi pour temporiser dans la crise budgétaire que connaît son gouvernement.
Pour le reste, la tâche du Premier ministre n’a pas dû être trop compliquée cette année, puisque le thème de cet événement organisé par le Parlement était la diplomatie. C’est donc face à un public, notamment composé de plusieurs ambassadeurs, qu’il a prononcé un discours sur l’état du monde et de l’Europe, ainsi que sur la place qu’y occupe la Belgique.
« Quid pro quo »
Pas un mot sur le Roi ni sur la monarchie, mais quelques mots en latin : « quid pro quo », à traduire par donnant-donnant, une expression qu’il a notamment utilisée pour qualifier les nouvelles règles du commerce mondial. Peut-être s’agit-il là aussi d’un message subliminal à ses partenaires de coalition, dans l’espoir de conclure un accord sur le budget.


















