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Le chef italien Riccardo Muti a dirigé dimanche soir un "Requiem" de Verdi aux accents apocalyptiques dans la basilique-nécropole des rois de France, en ouverture du Festival de Saint-Denis, qui fête ses 40 ans jusqu'au 7 juillet.
Le maestro napolitain de 67 ans, à la tête de l'Orchestre national de France (ONF), du Choeur de Radio France et d'un quatuor vocal de haute volée, devait interpréter lundi soir une seconde fois cet "hommage funèbre" composé il y a 135 ans pour célébrer l'écrivain romantique italien Alessandro Manzoni.
Quelque 1.500 auditeurs se sont pressés dimanche sous les voûtes de la basilique-cathédrale de Saint-Denis. Un public aussi nombreux était attendu pour le second concert, que retransmettront en direct (à partir de 20h30) la radio France Inter sur ses ondes et trois sites internet (festival-saint-denis.com, radiofrance.com et medici.tv).
Riccardo Muti, fidèle du Festival de Saint-Denis, y a dirigé l'ONF dès sa première invitation en 1982, déjà dans le "Requiem" de Verdi. De cette époque il ne reste plus, dans les rangs de l'orchestre, que neuf musiciens. C'est dire si ce chef exigeant a dû reprendre à zéro le travail de préparation.
Le maestro obtient une impressionnante précision, dans la prononciation et l'accentuation des textes chantés, du Choeur et des solistes (la soprano italienne Barbara Frittoli, la mezzo russe Olga Borodina -- aux deux voix bien différenciées et complémentaires, notamment dans l'"Agnus Dei" --, le ténor mexicain Ramon Vargas et la basse russe Ildar Abdrazakov).
Après Verdi, Riccardo Muti fera découvrir aux Français, à l'invitation de l'Opéra de Paris avec lequel il collaborera pour la première fois, un ouvrage lyrique du XVIIIe siècle oublié. Il exhumera le "Demofoonte" de son compatriote Niccolo Jommelli (1714-1774), à la tête de son Orchestre de jeunes Luigi Cherubini, au Palais Garnier du 13 au 21 juin.
