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Lors de la tournée des vœux du Mouvement Réformateur (MR) organisée à La Louvière, le président du parti, Georges-Louis Bouchez, a dévoilé ses priorités pour les élections de 2026. Le discours s’est concentré sur des propositions emblématiques visant à réduire les dépenses publiques et renforcer l’économie belge. Ces idées marquent une volonté de continuer sur la voie des réformes ambitieuses adoptées par le parti libéral.
Parmi les mesures phares avancées par Georges-Louis Bouchez, la fiscalité des mutuelles occupe une place centrale. Selon lui, celles-ci disposent d’un patrimoine global de plus de 6 milliards d’euros et sont qualifiées par le président des libéraux comme « les épaules les plus larges ». Cependant, elles échappent actuellement à des contributions fiscales importantes telles que l’impôt des sociétés et la taxe sur les grandes associations sans but lucratif (ASBL). Le MR propose de soumettre les mutuelles aux mêmes règles fiscales que les entreprises classiques, ce qui générerait selon ses calculs un apport financier significatif, estimé à 165 millions d’euros supplémentaires chaque année.
L’utilisation de ces recettes est également définie. Le président du MR suggère de les affecter à une mesure destinée à encourager l’emploi : réduire de moitié les impôts des travailleurs lors de leur première année d’activité.
Au-delà de cette révision fiscale, Georges-Louis Bouchez a relancé une proposition déjà débattue dans le passé : une fusion des petites communes. Plus précisément, le MR plaide pour regrouper les communes qui comptent moins de 15 000 habitants, une démarche qui pourrait permettre de réaliser jusqu’à 160 millions d’euros d’économies annuelles en réduisant les frais administratifs et la multiplication de structures locales.
« Nous serions le parti le plus touché par cette réforme, parce qu’aujourd’hui nous sommes le parti qui avons 116 bourgmestres, deux fois plus que notre plus proche poursuivant », a pourtant avancé Georges-Louis Bouchez. Il a toutefois souligné que l’objectif du MR était de « rendre service aux gens », et non de maximiser les mandats politiques.
Dans une volonté d’exemplarité, Bouchez a également annoncé que cette mesure de fusion s’appliquerait dans un premier temps aux communes actuellement dirigées par des bourgmestres du Mouvement Réformateur.
Toutefois, ces réformes ne pourront être mises en œuvre qu’à condition d’obtenir l’adhésion de leurs partenaires de coalition au gouvernement fédéral.

















