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Sept ans après son incendie, le château de Lunéville rouvre sa chapelle

Le château de Lunéville (Meurthe-et-Moselle), ravagé par un incendie en janvier 2003, a rouvert sa chapelle au public à l'occasion des Journées du patrimoine après sept ans de rénovation, les travaux du château devant se poursuivre jusqu'en 2016.

La chapelle, pièce majeure et symbolique considérée comme "le joyau du château", ainsi qu'une de ses pièces adjacentes, la salle de la Livrée, ont été restaurées selon les plans d'origine du XVIIIe siècle, par plus de 400 ouvriers de tous corps de métier.

"On voit l'émerveillement des visiteurs, qui découvrent une chapelle telle qu'ils ne l'avaient jamais vue auparavant: ils la connaissaient, désormais, ils la découvrent", s'enthousiasme Yves Ravailler, chargé par le conseil général de Meurthe-et-Moselle, propriétaire du site avec le ministère de la Défense, de mener à bien le projet de rénovation.

Construite en 1720, la chapelle revendique une architecture inspirée de la chapelle royale de Versailles, emblématique des résidences des princes souverains.

"On découvre aussi le côté moderne de l'époque, avec l'utilisation du rose et du blanc, des décors essentiellement de gypse, et beaucoup de subtilités. Au fil des rénovations, des détails avaient disparu ou étaient masqués: ils réapparaissent aujourd'hui", poursuit-il.

Le lieu, dont l'acoustique est réputée "exceptionnelle", sera destiné à la musique baroque et à la voix, "avec l'ambition de faire des résidences d'artistes, des master class, et un centre de ressources", explique Yves Ravailler.

Plus de 30.000 visiteurs sont attendus ce week-end pour les Journées du patrimoine, durant lesquelles des compagnies de théâtre de rue investissent le jardin de 19 hectares. Un pique-nique géant dans les bosquets est aussi prévu dimanche.

Le château de Lunéville, surnommé "le petit Versailles", résidence de Stanislas Leczinski, roi de Pologne et duc de Lorraine, avait été ravagé par un incendie le 2 janvier 2003.

Les toitures et façades rénovées devraient être livrées pour la fin de l'année, alors que l'ensemble des travaux doit être terminé en 2016 pour un coût global estimé à 103 millions d'euros, le plus grand chantier patrimonial d'Europe.

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