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Contrairement à ce qui avait été annoncé à l’époque, Jean Paul II a bien été victime d’un attentat lors de son déplacement au Portugal en 1982.
Le 12 mai de cette année là, alors que le souverain pontife effectuait une visite à Fatima pour remercier la Vierge de l’avoir protégé lors d’e l’attentat survenu un an plus tôt, un homme, un prêtre intégriste catholique se jette sur lui avec un couteau.
Les images d’archives de l’époque ne montent pas clairement le geste de l’agresseur qui aurait peut-être pu être fatal au pape, sans l’intervention des grades du corps. Et on apprend aujourd’hui que son agresseur, Juan Fernandez Krohn est venu s’installer en Belgique. Ces révélations sont le fait du cardinal Stanislaw Dzivisz, qui fut le secrétaire particulier de Jean Paul II pendant trente-neuf ans. M. Dzivisz raconte longuement les événements de Fatima dans un documentaire « Témoignage », projeté en jeudi au Vatican à l’occasion des 30 ans de l’élection de Jean Paul II.
Après la bousculade et l’immobilisation du prêtre, Jean Paul II avait poursuivi son bain de foule. Ce n’est qu’après la cérémonie que la blessure du pape fut constatée. "Maintenant je peux le dire, le Saint-Père fut blessé. Je me souviens du sang sur sa robe blanche en rentrant dans la chambre", explique Stanislaw Dzivisz. Juan Fernandez Krohn qui vit toujours en Belgique nie catégoriquement les faits.
Pour cet attentat manqué, Juan Fernandez Krohn a purgé six ans de prison. Pour expliquer son geste, ce fou de Dieu avait expliqué qu’il était convaincu que le pape polonais était un agent double, un communiste venu corrompre l'Eglise. Plus tard, à Bruxelles, il avait tenté d’agresser le Roi d’Espagne Juan Carlos, alors en visite d’Etat. Il a été condamné à 4 mois de prison pour avoir blessé un agent de police. Aujourd’hui âgé de 58 ans, Juan Fernandez Krohn se dit expert en art et littérature espagnole de la période d’après guerre.
