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La non prise en compte des bénéficiaires d’allocations d’insertion dans les compensations financières décidées par le fédéral constituera une perte supplémentaire de 37 millions d’euros pour les CPAS du pays, dénoncent ceux-ci ce jeudi.
Alors que les CPAS belges se préparent à accueillir un nombre important de personnes qui perdront leur droit aux allocations de chômage à partir du 1er janvier 2026, ils viennent d’apprendre que les compensations fédérales seront plus faibles que prévu. « En effet, le taux de remboursement majoré du revenu d’intégration (RI) ne concernera que les personnes exclues des allocations de chômage, et non celles et ceux des allocations d’insertion (soit environ 18.000 jeunes non comptabilisés) », explique la fédération des CPAS.
Si la différence peut sembler technique, « elle est a priori importante en termes de financement, la perte étant de 10 millions dès 2026 et de 37 millions au total », poursuit-elle.
Par ailleurs, « il a été confirmé que, dans les cas fréquents où une personne exclue du chômage entraîne le financement de plusieurs revenus d’intégration au sein de sa famille, le remboursement complémentaire ne sera accordé que pour la personne directement exclue. Tous les droits dérivés resteront donc à la charge des CPAS », regrette encore la fédération.
« Ces deux annonces, à un mois de la réforme, perturbent évidemment les prévisions budgétaires pour 2026 et les années suivantes. Elles s’ajoutent à une situation déjà fragilisée par le fait que le financement prévu pour 2025, destiné à permettre aux CPAS d’anticiper la réforme, n’a toujours pas été libéré », conclut-elle.



















