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Enfin l’éclaircie pour Lukaku et De Bruyne

par Emiliano Bonfigli
Il y a des images qui valent plus que des statistiques. Ce week-end, celle de Romelu Lukaku en fait partie. Un but en fin de match contre Vérone, une course libératrice, puis des larmes.

Des larmes dédiées à son papa Roger, disparu il y a quelques mois. Ce n’était pas qu’un but. C’était un poids en moins. Une délivrance.

Sportivement, ce goal arrive après de longs mois de galère. Blessures à répétition, doutes, incertitudes. Depuis son retour, Lukaku a été utilisé avec parcimonie : 58 minutes au total, réparties sur six rencontres. C’est peu. Mais à 30 ans passés, son corps n’est plus celui de ses débuts. Il faut le gérer comme une pièce maîtresse en cristal. Et il faut saluer la prudence de son entraîneur, Antonio Conte, qui privilégie la récupération complète à la précipitation.

La Belgique a besoin d’un grand Lukaku. Pas d’un Lukaku à moitié prêt. On a déjà donné. En 2022, au Mondial au Qatar, il était revenu en cours de compétition. Lui-même avait reconnu ne pas être prêt. On connaît la suite : frustration, occasions manquées contre la Croatie, élimination précoce. Cette fois, le timing semble mieux maîtrisé. Et ce but, au-delà de l’émotion, envoie un signal clair : Romelu est sur le chemin du retour.

De Bruyne dans son sillage

Autre éclaircie : Kevin De Bruyne a repris l’entraînement. Là aussi, prudence. On ne connaît pas encore les délais précis de retour à la compétition. Mais le simple fait de le revoir sur les terrains est une excellente nouvelle. Quand De Bruyne est apte, il change la physionomie d’un match. Il accélère le tempo, il voit les passes que les autres n’imaginent pas. Il est le cerveau, là où Lukaku est le point d’ancrage.

Pour le sélectionneur Rudi Garcia, ces signaux positifs tombent à point nommé. Ces derniers mois, l’infirmerie des Diables ressemblait à une salle d’attente permanente. Entre blessures et rechutes, difficile de construire une dynamique.

Si les deux hommes montent en puissance, la Belgique retrouvera plus que deux titulaires : elle retrouvera ses repères, son leadership et une partie de son ambition.

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