Partager:
Alain habite à Écaussinnes depuis plus de 50 ans et a choisi de se faire tester. Il n’a pas d’inquiétude particulière, mais simplement l’envie de savoir. « Je n’ai pas peur de la vérité pour quoi que ce soit. J’irai voir le médecin si jamais il y a un souci, mais on verra bien », explique-t-il.
La campagne s’adresse aux personnes âgées de plus de 12 ans qui vivent ou travaillent dans une zone où un dépassement des normes PFAS a été constaté dans l’eau de distribution jusqu’en 2023, année où le scandale a éclaté.
« Pour voir l’état de santé, c’est important de mieux prévenir que de guérir », dit une autre personne venue se faire tester. « Je ne pourrais pas changer ce qui est arrivé dans le passé. Ça me permettra d’être vigilante, d’être plus attentive à des signaux d’alerte », dit une troisième.
Les résultats permettront en effet aux professionnels de la santé d’être plus attentifs à certains problèmes potentiels. « On va avoir un intérêt qui sera porté sur le bon fonctionnement de la glande thyroïde, explique Etienne Van Honacker, médecin généraliste. Vous avez également des troubles au niveau du foie, une augmentation du cholestérol. Et vous avez évidemment l’augmentation du risque de certains cancers, notamment au niveau des reins et des testicules chez l’homme et au niveau du cancer du sein chez la femme. »
S’interroger sur ses habitudes de consommation
L’objectif est aussi d’encourager la population à s’interroger sur ses habitudes de consommation, car les PFAS ne se trouvent pas uniquement dans l’eau du robinet.
« Les poêles en téflon, mais est-ce qu’il ne faut pas remplacer mes poils par autre chose ? C’est l’imperméabilisant sur mes vêtements. Si j’achète un nouveau vêtement, je dois le laver parce qu’il est potentiellement contaminé, précise Lara Kotlar, porte-parole de l’Aviq. Nous, on teste effectivement là où il y avait des problèmes d’eau et c’est bien légitime, on ne va pas tester le reste. Mais ce genre de test est possible bien évidemment si vous vous adressez à votre médecin, si vous vous adressez à un hôpital. »
Le centre de dépistage mobile parcourra plusieurs communes jusqu’à la mi-juin. Environ 10.000 personnes seront testées.

















