Partager:
Pour les centaines de compatriotes enregistrés sur Travellers Online, le réveil de ce mercredi a eu un goût amer. Le plan de rapatriement proposé par la Belgique dans un mail envoyés aux Belges aux Émirats arabaes unis, n’a pas convaincu de nombreux Belges sur place. Le trajet prévu ? Un convoi de bus vers Oman, suivi d’un vol vers Hurghada, en Égypte. Pour la suite, c’est la débrouille.
Via notre bouton orange Alertez-nous, les témoignages de familles indignées affluent. Cathy ne décolère pas pour son frère, indépendant, coincé à Dubaï : « Le contenu du mail est ahurissant. Bus vers Oman : payant. Vol Oman-Égypte : payant. Visa à faire soi-même, nuitée en Égypte à nos frais, vol retour vers Bruxelles : payant ! » s’exclame-t-elle. « Mon frère paie ses cotisations sociales, ses taxes, tout est en règle… et voilà comment il est traité par son pays ! »
C’est scandaleux !
Même amertume chez Maxime, qui juge le procédé « tout simplement honteux », ou chez Axelle, dont la fille est bloquée à Abu Dhabi : « C’est scandaleux ! Ils n’ont pas demandé à ne plus pouvoir rentrer ! », s’exclame-t-elle.
Un témoin anonyme raconte l’ascenseur émotionnel vécu à la lecture des détails du SPF : « L’enchantement ne fut que bref. Nous sommes livrés à nous-mêmes à Hurghada. La Belgique dans toute sa splendeur ».
Le courriel du Centre de crise est sans ambiguïté : « Le voyageur doit prendre en charge les frais du billet d’avion pour quitter l’Égypte, ainsi que les frais liés à une éventuelle nuitée. La Belgique n’intervient pas dans ce domaine. » Même le transport en bus et le premier vol vers l’Égypte seront facturés aux passagers de « manière raisonnable ».
Les ressortissants ont jusqu’à ce mercredi soir, 23h heure locale, pour remplir le formulaire officiel. Pour beaucoup, ce sera le choix du cœur ou du portefeuille : accepter une évacuation coûteuse et incertaine, ou rester dans une zone de conflit en espérant un retour des vols commerciaux.

















