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Les chutes se multiplient en ce moment dans le peloton. Avec l’ouverture de la saison des Flandriennes, nombreux sont ceux qui ont par exemple en mémoire les chutes collectives au Nieuwsblad ou sur Kuurne-Bruxelles-Kuurne. Des chutes parfois massives et aux conséquences importantes.
« Un changement de comportement »
Mais comment expliquer cette recrudescence ? Pour Maxime Monfort, les chutes font partie du jeu en cyclisme, mais il y a tout de même quelque chose qui ne va pas. « Le cyclisme moderne aide aussi à cela. Quand on entend les coureurs, on sait que c’est de plus en plus nerveux et qu’il y a de moins en moins de respect », a-t-il per exemple regretté.
Philippe Gilbert, lui, va encore un cran plus loin et y voit un manque de lucidité dans le chef de certains coureurs, notamment en matière d’anticipation des événements. « Il y a une chute. Quand on est coureurs, on sent déjà quand ça va tomber, parce que la nervosité monte toujours à l’approche d’une difficulté ou d’un danger, donc on sent que la chute est proche », a-t-il d’abord rappelé.
Selon lui, il faut alors adapter son comportement, ce que de nombreux coureurs… ne font plus. « Ce qui me surprend, c’est que lorsque ça tombe, il y a des coureurs qui sont 10, 15 positions derrière la chute et qui continuent à avancer, ça veut dire qu’ils ne freinent pas. Il y a une chute devant eux et ils sont soit distraits par les compteurs, soit ils regardent ailleurs, mais c’est vraiment un changement de comportement », a-t-il détaillé.
Selon lui, ces coureurs sont persuadés que tout le monde peut passer partout, malgré les réalités du terrain. Une approche qui l’inquiète d’ailleurs réellement. « Moi ça me choque, c’est vraiment une évolution négative du comportement général du peloton », a conclu Philippe Gilbert, visiblement déçu par ces images de chutes à répétition.
















