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"Le Kosovo est le coeur de la Serbie": Novak Djokovic fait scandale avec un message politique à Roland-Garros

Les favoris font leur entrée: Novak Djokovic qui vise le record de 23 titres du Grand Chelem a bien négocié son premier match à Roland-Garros lundi. "Je suis content. J'ai bien commencé le tournoi et j'espère pouvoir élever mon niveau", a commenté le Serbe de 36 ans, en français devant le public du court Philippe-Chatrier juste après avoir écarté l'Américain Aleksandar Kovacevic (114e mondial) 6-3, 6-2, 7-6 (7/1). "J'ai bien joué les deux premiers sets, puis j'ai perdu un peu de concentration, mais lui a élevé son niveau de jeu. En Grand Chelem, l'adversaire ne te donne pas la victoire, il faut la mériter", a ajouté le N.3 mondial qui affrontera au deuxième tour le colosse hongrois Marton Fucsovics (83e).

Mais le Serbe a aussi fait parler de lui après sa traditionnelle signature, toujours opérée sur une caméra, comme le veut la tradition. Djokovic y a laissé un message adressé au Kosovo, où les tensions sont grandes depuis quelques jours, 15 ans après la déclaration d'indépendance du pays, qui n'est pas reconnu par la Serbie. "Le Kosovo est le cœur de la Serbie, arrêtez la violence", a écrit Djokovic dans un message politique.

Un message orienté, donc, qui défraye la chronique, certains y voyant un acte inutile en pleine compétition sportive. Reste que ce geste fait craindre une possible sanction des organisateurs, qui pourraient ne pas être contents que la politique s'invite sur l'ocre de Roland-Garros. "Je me sens obligé de soutenir la Serbie. Beaucoup ne savent pas à quoi ressemble l’avenir du Kosovo. Je ne sais pas si quelqu’un me punira pour ce texte. Mais je le referais sans hésiter", a lancé le Serbe hier en conférence de presse après son match.

Pour le moment, aucune sanction n'a été prononcée. 

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