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La parution récente du rapport technique intermédiaire du Conseil Central de l’économie laisse penser que les salaires pourraient augmenter en 2017.
Ce rapport analyse l’évolution du coût salarial horaire, à savoir, ce que coûte réellement l’heure de travail d’un salarié à son employeur. Cela comprend le salaire brut et les autres charges comme les cotisations patronales. Forcément, il diffère d’une personne et d’une entreprise à une autre. Le rapport tire donc une moyenne.
Le coût salarial augmente moins vite que celui de nos voisins
Le rapport compare le coût salarial horaire à celui de nos trois pays voisins : l’Allemagne, les Pays-Bas et la France. Ce sont nos principaux partenaires commerciaux, mais aussi les premiers à observer en termes de compétitivité.
Le rapport montre que la Belgique est le pays où le coût du travail est le plus élevé, en termes de niveau absolu, à l’instant T. Si on regarde cependant l’évolution depuis 1996, on constate que le coût salarial augmente moins vite que chez nos voisins.
Des négociations entre syndicats et employeurs sont possibles
Ces résultats sont scrutés parce qu’ils vont influencer les négociations de l’accord interprofessionnel, qui ont lieu tous les deux ans entre syndicats et employeurs. Concrètement, si le coût salarial horaire augmente plus vite en Belgique que dans les trois pays voisins, on parle d’un handicap défavorable. Dans ce cas, pas de marge de manœuvre pour augmenter les salaires au-delà de l’indexation.
Nos entreprises ne sont pas les plus compétitives en raison du coût salarial élevé en Belgique
Cependant, si le handicap est favorable, ce que le rapport démontre, des négociations supplémentaires sont possibles. Pour les syndicats, c’est une bonne nouvelle : le handicap était défavorable depuis longtemps et aucune augmentation n’était envisagée. De son côté, la fédération des entreprises de Belgique tempère : s’il évolue moins vite que chez nos voisins, le coût salarial horaire, en valeur absolue, reste bien plus élevé chez nous.
Ce qui pèse sur la compétitivité de nos entreprises.
En conclusion, nos salaires vont-ils augmenter ? C’est possible, mais la réponse sera connue dans quelques mois, lors des discussions basées, cette fois, sur les chiffres du rapport définitif.















