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« Personne n’a accès à Dutroux, sauf son avocat et les gardiens » : Jean-Denis Lejeune réagit après la découverte d’images dans la cellule du pédophile

par RTL info avec Samuel Ledoux
Marc Dutroux est à nouveau inculpé, après la découverte de centaines de photos à caractère pédopornographique dans sa cellule en 2024. Des faits qui posent question. Les proches des victimes réagissent à cette annonce. C’est le cas de Jean-Denis Lejeune, papa de Julie, qui confie qu’il n’est pas vraiment surpris…

Jean-Denis Lejeune, papa de Julie Lejeune, l’une des victimes de Marc Dutroux, a pris la parole ce mardi afin de réagir aux nouvelles accusations qui pèsent contre le criminel après la découverte de photos à caractère pédopornographique dans sa cellule dans le cadre d’une enquête qui remonte à 2024.

Ce qui l’interpelle surtout, c’est de comprendre comment de telles photos ont pu parvenir jusqu’à lui. « Est-ce que c’est à sa demande ou est-ce qu’on lui a fourni quelque part pour lui nuire ? C’est possible, c’est possible. Je veux dire, en prison, les gardiens, ce n’est pas tous des anges gardiens. Il y a des personnes qui sont corrompues, il y a des gens qui donnent de la drogue, il y a des relations sexuelles, il se passe de tout en prison », concède Jean-Denis.

« Moi, quelque part, ça ne m’étonne pas qu’il puisse se passer un complot. Parce qu’il n’y a personne qui a accès à Dutroux, sauf son avocat et les gardiens. Donc je ne comprends pas bien comment ça a pu arriver autrement », témoigne-t-il.

« Il n’a pas de suivi thérapeutique »

« Il faut savoir que Dutroux n’a pas de suivi thérapeutique, donc quelque part il n’est pas aidé pour sa réhabilitation. C’est en tout cas ce que les experts disent », constate Jean-Denis.

« Je ne sais pas comment il fonctionne, comment son cerveau fonctionne, à quoi il pense, je ne sais pas. Moi ce qui m’inquiète un peu c’est que ce sont déjà des faits qui datent de 2024 et que son avocat n’y a jamais fait référence publiquement. Il essaie toujours d’étouffer tout et puis de faire passer son client un peu comme un ange alors qu’il est responsable de la pire des atrocités », déplore-t-il surtout.

Le 13 août 2026, cela fera 30 ans que le pédophile est emprisonné. « Et comme il a pris perpétuité, qui est réduite à 30 ans, ça veut dire que le 13 août 2026, il aura purgé sa peine. Qu’est-ce qu’il va devenir, je ne sais pas, je ne sais pas, je ne pense pas que dans le Code pénal, il y a une phrase qui stipule qu’un pareil prédateur restera en prison à vie », s’interroge le papa de Julie.

« À un moment donné, il se passera quelque chose »

Lorsqu’on demande à Jean-Denis s’il redoute le moment où Marc Dutroux sortira peut-être de prison, il est catégorique : « Moi personnellement non, mais c’est un prédateur, donc il faut savoir qu’à un moment donné, il se passera quelque chose. »

« Vous savez, quand j’observe un chardon dans ma pelouse, je le retire, pour ne pas qu’il y ait d’autres chardons qui poussent. Pour lui, c’est pareil. Autant garder le terrain sain et permettre à la population, à la société et à d’autres futures victimes potentielles de vivre une vie correcte. Lui, il n’a plus le droit à la vie », déclare le papa de Julie.

« C’est usant, mais je pense que si je parle aujourd’hui, c’est quelque part pour rappeler aux gens que tout n’est pas facile, et que même le temps n’arrange pas spécialement les choses. Il efface certaines choses dans la mémoire, oui, mais c’est usant de devoir chaque fois se justifier par rapport à un acte de quelqu’un qui ne mériterait même plus d’exister », confie-t-il enfin.

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