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Depuis quelques jours, la Belgique est plongée dans un froid inhabituel pour la saison. Les températures n’ont pas dépassé les 5 degrés ce samedi, bien en dessous des normes saisonnières. Cette situation pousse de nombreux Belges à chercher des astuces pour se réchauffer. Mais pourquoi ne sommes-nous pas tous égaux face au froid ?
Des facteurs biologiques, notamment
Pour certaines personnes, les basses températures en Belgique sont particulièrement difficiles à supporter. « Carrément, oui. J’arrive du sud-ouest de la France, donc en Belgique il fait très froid », témoigne une passante venue d’une région plus tempérée. Les extrémités comme les mains, les pieds ou encore le nez sont souvent les premières zones à souffrir, ce qui aggrave la sensation désagréable du froid. Ces différences de ressenti peuvent être expliquées par plusieurs facteurs biologiques, environnementaux ou encore culturels.
La testostérone joue un rôle
L’une des principales explications réside dans les différences biologiques entre hommes et femmes. Les femmes ont pour réputation d’être plus frileuses que les hommes et cela se vérifie puisque la testostérone est capable de diminuer la sensation de froid. Ce phénomène est dû aux hormones, mais aussi à une proportion corporelle différente : le rapport entre masse musculaire et masse grasse peut jouer un rôle dans la régulation thermique.
L’âge constitue un autre facteur déterminant. En vieillissant, la circulation sanguine est moins optimale et les mécanismes de régulation de la chaleur corporelle deviennent moins efficaces. À cela s’ajoute une diminution générale de l’activité physique chez les seniors. « Moins d’activité, moins de réactions musculaires, moins de chaleur », résume Maxime Michaux, kinésithérapeute.
Grâce à des différences génétiques, certains sont naturellement plus résistants au froid
Les différences génétiques ajoutent encore une couche à cette inégalité face au froid. Plus d’un milliard de personnes dans le monde bénéficient de l’absence d’une protéine spécifique. « Quand cette production de protéine ne se fait pas, on fait travailler certaines fibres qui travaillent mieux au niveau musculaire et qui vont produire de l’énergie, qui va compenser cette perte de chaleur », éclaire encore Maxime Michaux, kinésithérapeute. Ces variations permettent à certains individus d’être naturellement plus résistants aux températures glaciales.
Des couches, des couches et encore des couches
Pour contrer le froid, diverses stratégies sont employées. La méthode la plus répandue reste la superposition des vêtements. « Je mets l’écharpe en plus, le petit chapeau, la veste bien chaude et ça va, pas de problème », explique une personne interrogée. D’autres insistent sur l’importance de multiplier les couches : « On superpose les vêtements, pas forcément chauds chacun, mais la somme fait que ça combat le froid. » Cette technique isole le corps et réduit les pertes thermiques.
Au-delà des vêtements, l’activité physique joue un rôle clé pour lutter contre le froid. Faire bouger ses muscles permet de générer rapidement de l’énergie et de réactiver la chaleur corporelle. En effet, les muscles en mouvement produisent naturellement de la chaleur, une solution simple mais efficace pour braver les températures glaciales.


















