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Avec la fin de votre contrat de leasing, des frais inattendus peuvent alourdir la facture. Voici comment les éviter.
La restitution d’un véhicule en fin de leasing est souvent associée à des frais de remise en état, parfois conséquents. Pour éviter les mauvaises surprises, il est essentiel de se préparer. Caroline Sury, journaliste économique à L’Écho, s’est exprimée sur le sujet pour clarifier ce à quoi les automobilistes doivent s’attendre, notamment en Belgique.
L’un des principaux conseils est de s’appuyer sur la norme RENTA, un document de référence établi par la Fédération des entreprises de leasing en Belgique. Cette norme fixe des critères pour déterminer quels dégâts sont acceptables ou non lors de la restitution du véhicule. Caroline Sury précise : « C’est un document de référence qui va vous dire quels sont les dommages acceptables ou non lorsque vous restituez un véhicule. »
La norme est mise à niveau
À noter que cette norme, qui date de 2015, sera mise à jour le 1er mars. Les nouvelles règles incluront des obligations spécifiques pour les véhicules électriques : « Si vous rendez une voiture électrique, vous devrez la rendre avec une autonomie d’au moins 30 % et pouvoir parcourir au moins 100 km. » En cas de non-respect, des frais de recharge pourront être facturés, sans qu’un plafond soit fixé.
Une autre nouveauté concerne l’effacement des données personnelles. Si des informations restent enregistrées dans le système de navigation ou d’autres applications du véhicule, des frais pourront également être appliqués. Cela inclut, par exemple, des adresses personnelles ou des comptes liés à des applications de bord.
En ce qui concerne les dommages physiques, de nouvelles règles précisent le nombre de rayures acceptables en fonction de la durée d’utilisation du véhicule. Par exemple, pour un véhicule restitué après plus de 50 mois d’utilisation, jusqu’à 12 dommages acceptables pourront être tolérés. Pour Caroline Sury, il est primordial de bien comprendre ces seuils afin d’éviter des frais injustifiés.
Attention aux documents
Le degré de tolérance est également révisé pour différents types de dégâts. Par exemple, sur la carrosserie, une rayure est jugée acceptable si elle ne dépasse pas la longueur d’une carte bancaire. Pour les impacts de gravillons ou les creux sans dégâts de peinture, des dimensions spécifiques sont également appliquées pour déterminer leur admissibilité.
Enfin, les automobilistes doivent prêter attention à d’autres détails comme l’état des documents du véhicule. Caroline Sury rappelle : « Si vous rendez des documents abîmés, là aussi, on peut vous facturer des frais. » Ces éléments, bien que souvent négligés, peuvent peser lourdement sur la facture finale.
Pour éviter les mauvaises surprises, elle conseille d’utiliser des outils simples comme une carte de crédit pour mesurer les rayures ou autres dommages, et de toujours vérifier la conformité du véhicule avec les standards en vigueur avant de le restituer. « Il faut sortir sa petite latte, sa petite règle pour tout bien mesurer. » conclut-elle.
















