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« Adrien Dolimont s’essaie à la désinformation statistique » : le PS en colère contre le MR

par RTL info avec Belga
La réforme des droits d’enregistrement en Wallonie, vantée lundi par le ministre-président Adrien Dolimont, suscite la controverse. Le PS dénonce des « chiffres faux » avancés par le gouvernement pour illustrer un prétendu boom immobilier chez les jeunes et pointe l’absence d’effet tangible de la réforme.

La réforme des droits d’enregistrement – et son impact sur les coûts de l’immobilier – a fait l’objet de nombreuses questions de députés de l’opposition, ce lundi, en commission du parlement régional. Chiffres à l’appui, le ministre-président wallon Adrien Dolimont y a défendu la réforme, estimant qu’elle avait atteint le succès attendu. « Ces chiffres sont faux », a dans la foulée fustigé le PS.

« Après le ministre Clarinval et sa confusion entre ’étrangers’ et ’Belges d’origine étrangère’, c’est désormais le ministre-président wallon qui s’essaie à la désinformation statistique. Pour faire croire que sa réforme des droits d’enregistrement donne des résultats, il invente une explosion des achats immobiliers chez les jeunes. Problème : ces chiffres sont faux ! », assènent ainsi les socialistes dans un communiqué.

Ces derniers s’appuient sur le Baromètre des Notaires. Selon celui-ci, « la part des achats de maisons et d’appartements, en Wallonie, par tranche d’âge, entre 2021 et 2025 (première année d’application de la réforme) sont assez stables, tant pour les maisons que pour les appartements, loin du boum immobilier chez les plus jeunes présenté par le ministre-président comme un des premiers résultats tangibles de sa réforme », rapporte le PS.

« Les données de ce Baromètre montrent une stabilité dans la répartition des acheteurs, par tranche d’âge, entre 2024 et 2025, voire même un recul pour la tranche 18-25 ans. Aucune progression, donc, ni aucun effet visible de la réforme sur le public des 18-25 ans prétendument ciblé. Même stabilité pour la tranche des 25-35 ans. Et même stabilité pour les autres tranches d’ailleurs », ajoute le parti en pointant, parallèlement, la hausse des prix de l’immobilier et « le trou budgétaire de 245 millions d’euros » causés par cette réforme.

« Il n’est pas trop tard pour recalibrer cette réforme. Gérer en ingénieur, c’est aussi pouvoir reconnaître que l’on s’est trompé, et ne pas insister dans une politique qui ne fonctionne pas. Nous appelons donc le ministre-président à revoir sa copie et à proposer une réforme mieux ciblée et plus efficace », conclut le député Christophe Collignon.

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