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Le Premier ministre Bart de Wever, à nouveau engagés dans des réunions autour du budget fédéral ce mercredi, réclame 6.000 euros de dommages et intérêts à quatre personnes condamnées pour avoir planifié une attaque terroriste contre lui en 2023. Les avocats des quatre prévenus ont demandé au tribunal de classer sans suite cette demande. Une cinquième personne également condamnée dans cette affaire a déjà versé une somme au Premier ministre.
Les avocats de la défense estiment en effet que Bart De Wever n’a subi aucun préjudice. « Il a toujours dit dans les médias qu’il n’avait jamais été inquiet ou effrayé. La revendication n’est pas étayée par des pièces justificatives et semble plutôt avoir une valeur symbolique. Je demande à ce que l’on classe cette demande ou que l’on s’accorde pour un euro symbolique », a plaidé Maître Wim Wagemakers.
« Bart De Wever est une personnalité publique. Il doit rester fort et voulait montrer clairement dans ses déclarations aux médias qu’il ne se laissera pas intimider », a plaidé l’avocat du Premier ministre, Walter Damen. « Mais je ne représente pas ici le bourgmestre ou le Premier ministre, mais le citoyen. Et ces faits ont bien eu un impact sur lui. Il aurait peut-être mieux fait de se constituer partie civile, mais il ne voulait pas attirer l’attention. Ici, il veut donner le signal que ces faits sont inacceptables et qu’il ne les laissera pas passer. »
L’avocat de Bart De Wever a plaidé pour que 7.500 euros de dommages et intérêts soient versés au Premier ministre. L’un des condamnés ayant déjà payé sa part, la créance pour les quatre autres s’élève à 6.000 euros.
Jugement le 9 décembre
Cinq personnes avaient été arrêtées en mars 2023 après plusieurs perquisitions dans la région d’Anvers. Selon des communications interceptées, les suspects, des jeunes d’une vingtaine d’années, voulaient planifier une attaque contre celui qui était encore bourgmestre d’Anvers au moment des faits. Ils ont été reconnus coupables de tentative d’assassinat dans un contexte terroriste et de participation aux activités d’un groupe terroriste. Ils ont écopé de peines de prison allant jusqu’à 13 ans d’emprisonnement.
Ils ont depuis été disculpé de la prévention de tentative d’assassinat dans un contexte terroriste, la cour d’appel ayant estimé que l’attentat n’en était qu’à un stade préparatoire. Des peines plus légères allant jusqu’à six ans d’emprisonnement ont alors été prononcées.



















