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Le co-président d’Ecolo Samuel Cogolati a confirmé mercredi sa démission. Dans un message sur Facebook, il ne cache pas son émotion et reconnaît un échec, 13 mois après avoir reçu un large soutien de l’assemblée générale du parti aux côtés de Marie Lecocq.
« Je ne vais pas vous mentir : j’ai le cœur lourd en écrivant ces lignes », commence-t-il avant d’évoquer sa démission. « Vous l’aurez compris : Marie et moi avons démissionné de la coprésidence. Je regrette sincèrement que nous n’ayons pas réussi à retrouver, ensemble, le souffle commun nécessaire pour engager une transformation profonde ».
C’est l’impossibilité de s’entendre des deux co-présidents qui a provoqué la chute du duo. Samuel Cogolati évite toutefois de souffler sur les braises. « À Marie, je veux redire mon estime. Nous n’avons pas tout vu pareil, c’est vrai. Il faut avoir l’honnêteté de le dire : nous n’avons pas été à la hauteur. C’est pour moi un échec, que j’assume pleinement ».
Vendredi, un Conseil de fédération, parlement interne d’Ecolo, se réunira pour décider de la suite des événements. En principe, un nouveau processus électoral doit s’ouvrir, dès lors que les co-présidents ont remis leur mandat. Une solution intérimaire devra être trouvée dans l’attente d’une assemblée générale élective. Des questions devront aussi trouver une réponse sur le fonctionnement interne des Verts, notamment sur les difficultés de faire fonctionner une présidence bicéphale.
Cette démission tombe alors que l’écologie politique est malmenée et qu’une crise couve à l’échelon fédéral du pays. « Désormais, notre objectif à toutes et tous doit être de remettre l’écologie au centre des préoccupations dans un monde qui vacille. Car notre pays a désespérément besoin d’une force écologiste qui parle vrai, qui tend la main, qui se redéploie », dit encore le co-président.
« Face aux décisions brutales des gouvernements de droite contre les femmes, les sans-abri, les pensionnés, les profs, face à leurs attaques contre le climat et le Green Deal, je suis convaincu d’une chose : le projet que nous portons est plus pertinent que jamais. Je resterai engagé pour le faire vivre, avec vous, à Huy et ailleurs, et toujours à vos côtés », assure le Hutois.



















