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La co-présidente du parti Ecolo, Marie Lecocq, a annoncé mercredi matin au micro de La Première (RTBF) qu’elle remettrait sa démission aux militants. « Nous remettons collectivement notre mandat », a-t-elle annoncé à propos du duo qu’elle forme, depuis l’an dernier, avec Samuel Cogolati à la présidence du parti écologiste.
Selon nos informations, le coprésident n’avait pas été prévenu à l’avance par sa collègue. Le couple Lecocq- Cogolati, installé dans la foulée des élections de 2024, n’a jamais pu trouver ses marques, le Huttois étant davantage enclin que sa consoeur à faire évoluer le parti vers le centre-gauche de l’échiquier politique et à prendre en considération d’autres thématiques que l’écologie stricto sensu… ce qui n’a jamais plu à Marie Lecocq », analyse notre référent politique Martin Buxant.
Ce sera désormais aux militants « de définir la suite de l’histoire », a-t-elle précisé. Vendredi, un « Conseil de Fédération », le parlement interne du parti, est déjà prévu. Le duo y remettra donc son mandat, et, logiquement, des élections devraient être organisées pour élire de nouveaux présidents.
« Cette séquence a assez duré »
Ces dernières semaines, la crise était totale au sommet du parti écologiste francophone, au point de faire appel à un médiateur pour recoller les morceaux entre les coprésidents. Lundi, Samuel Cogolati avait proposé à Marie Lecocq une démission collective, juste avant un bureau politique lors duquel les deux ont finalement acté l’» impossibilité de poursuivre » la mission ensemble. Dans les faits, la suite restait floue, mais Marie Lecocq a désormais pris sa décision.
« Cette séquence a assez duré et abime énormément le parti », constate-t-elle au micro de la RTBF, mercredi matin. Lundi, « Samuel (Cogolati) a été clair sur sa volonté d’arrêter (…) Je le regrette. Mais l’engagement que nous avons pris, nous l’avons pris à deux devant les militants. Je vous annonce que je remettrai ma démission aux militants. C’est normal que nous nous tournions vers eux. (…) Nous remettons collectivement notre mandat. »
La responsabilité de cet échec est « évidemment partagée », reconnait-elle. Mais elle précise regretter ce coup d’arrêt : « je pense que nous avions encore de belles choses à écrire ».


















