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Mettre au travail près de 100.000 Bruxellois sans emploi en un temps record. La tâche est incontestablement ardue, mais ne semble pas décourager le nouveau ministre de l’Emploi et de l’Économie à Bruxelles. « Il y a un jeune sur quatre à Bruxelles qui n’a pas de boulot et ça me révolte », dénonce Laurent Hublet (Les Engagés), qui n’utilisera pas le terme de « chômeurs » durant l’interview, lui préférant celui de « demandeurs d’emploi ». « Je veux qu’on trouve ensemble des solutions pour que nos gamins aient un job », insiste-t-il sur bel RTL.
À titre d’exemple, le nouveau ministre envisage notamment d’amplifier le mécanisme de stage pour faciliter l’entrée des jeunes dans le monde de l’emploi. « J’ai 1.200 jours pour élever le taux d’emploi à 70 % et chaque jour compte », comptabilise Laurent Hublet.
Selon Laurent Hublet, Bruxelles a les atouts pour attirer les entrepreneurs créateurs d’emplois
Pour cette figure de la tech belge, malgré son taux d’emploi trop faible (66 % environ selon les derniers chiffres, NDLR), Bruxelles a les atouts pour attirer des entreprises et entrepreneurs, générateurs de métiers divers. La région aurait selon lui une carte à jouer dans le secteur de l’industrie. « Historiquement, il y a de l’industrie à Bruxelles, comme Manchester ou d’autres grandes villes, déclare le nouveau ministre de l’Emploi et de l’Économie. Mes arrière-grands-parents sont venus à Bruxelles pour travailler dans l’industrie du côté du canal. On doit garder cette industrie qui offre de beaux métiers manuels ».
Plus de chances de croiser un dealer ou un entrepreneur à la gare du Nord ?
Mais comment encourager les entreprises à s’y installer ? Selon Laurent Hublet, Bruxelles peut compter sur la « bonne localisation » de ses sites pour faire venir des entreprises. « Mais à midi, à la gare du Nord, on a plus de chance de croiser un entrepreneur qui investit ou un jeune qui vend de la drogue ? », lui demande Martin Buxant. « Je croise les deux, affirme le nouveau ministre de l’Emploi et de l’Économie. Ils sont là tous les deux. C’est ça Bruxelles aujourd’hui. Ce sont des publics qui ont décroché de la société et que l’on doit ramener dans le wagon. Et ce sont des gens qui viennent de Londres, Paris, Amsterdam pour investir ici. Et pour ça, il faut que leur première impression quand ils arrivent à la gare du Midi (sic), elle soit top ».















