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Streaming, grèves et pénurie de blockbusters : le cinéma est en crise, mais compte sur ces films pour « une meilleure édition 2026 »

par RTL info avec Romain Mayez
Après une nouvelle baisse de 10 % de la fréquentation en 2025, les exploitants de salles tirent la sonnette d’alarme. Entre pénurie de blockbusters, concurrence accrue des plateformes et séquelles de la grève des scénaristes américains, le secteur reste fragilisé. Mais 2026 pourrait marquer un tournant, portée par plusieurs sorties prometteuses.

Les exploitants de cinémas sont unanimes : la santé des salles reste fragile. Selon Alain Courtois, ancien député MR et aujourd’hui président de la Fédération des cinémas de Belgique (FCB), la fréquentation a encore reculé de 10 % l’an dernier, dans la lignée de la tendance observée en France.

Il explique cette baisse de fréquentation par plusieurs facteurs : un faible nombre de films grand public à succès, la concurrence des plateformes de streaming, le succès de l’IPTV (qui permet de regarder illégalement des films) ou encore l’impact de la grève des scénaristes, ce sont des éléments qui expliquent cette baisse de la fréquentation en 2025. « Ça a eu un impact car il n’y avait plus de films, plus de scénarios, explique-t-il. Qu’on le veuille ou non, les salles de cinémas et les distributeurs sont tributaires des films que l’on fait ou que l’on ne fait pas ».

L’année 2026 s’annonce meilleure

Le cinéma Wellington, à Waterloo, confirme que l’année 2025 a été difficile, principalement à cause du manque de films. Comme le soulignait Alain Courtois, la grève des scénaristes américains s’est concrétisée par une baisse des grosses productions hollywoodiennes qui brassent habituellement un grand nombre de spectateurs.

Mais selon le Wellington, l’année 2026 débute bien avec des films qui se défendent bien, par exemple le documentaire Le chant des forêts, le film Hamlet, le film Gourou de Pierre Niney, Zootopie 2 ou encore La femme de ménage. Sans parler des grandes sorties comme Marsupilami qui cartonne en salle. « C’est un beau début d’année et les sorties prévues font penser que l’édition 2026 sera bonne », confirme Alexandre Kasim, propriétaire de trois cinémas.

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