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Ecolo a réuni vendredi soir son Conseil de fédération. Le parlement interne du parti doit déterminer la suite des événements après l’annonce de la démission des co-présidents Samuel Cogolati et Marie Lecocq, à la fois décider du calendrier de l’élection d’une nouvelle équipe et assurer la transition dans l’intervalle.
Quelque 120 personnes se sont rassemblées au siège du parti, à Namur, pour participer à cette réunion du parlement interne des Verts francophones. Les co-présidents s’expliqueront et de nombreuses prises de parole sont attendues avant des décisions qui se prendront tard dans la soirée, voire dans la nuit.
A son arrivée, Samuel Cogolati s’est montré discret. Il s’est dit « serein » mais veut réserver ses premiers mots aux militants. « Je suis heureuse de retrouver les militants et d’avoir ce moment d’échange entre nous », a de son côté expliqué Marie Lecocq. « Les militants ont envie de regarder vers l’avant, d’avancer, et c’est la moindre des choses que l’on peut faire pour eux : se tourner vers l’avant ».
« Une solution collégiale est nécessaire »
Outre les délégués des régionales du parti, qui composent le Conseil de fédération, de nombreux mandataires et personnalités des Verts étaient présentes. Beaucoup de questions se posent sur la formule de transition qui sera retenue. L’idée d’un duo intérimaire composé des chefs de groupe aux parlements bruxellois et wallon, Zakia Khattabi et Stéphane Hazée, a été évoquée. Un collège plus large rassemblant ces deux personnalités et d’autres mandataires représentatifs des différents niveaux de pouvoir pourrait aussi être mis sur pied le temps qu’une assemblée générale se prononce sur une nouvelle présidence.
« Une solution collégiale est nécessaire », a assuré Stéphane Hazée. « Zakia et moi sommes chefs de groupe à Bruxelles et en Wallonie, nous avons beaucoup de travail face à des gouvernements qui mènent des politiques anti-écologiques et antisociales, il est important que l’on continue nos combats ».
En attendant, les mots « cohésion » et « unité » étaient répétés à l’envi face à une mésentente que certains jugent personnelle entre les deux co-présidents, que d’autres décrivent aussi comme politique.
« Il y a de l’émotion, les gens ont besoin d’exprimer leur colère, leur mécontentement mais je ne sens pas un climat de tension interne au parti », a affirmé la cheffe de groupe à la Chambre, Sarah Schlitz.


















