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« Elle est victime de représailles » : l’avocat de l’ex-employée du cabinet d’Elisabeth Degryse explique la plainte pour harcèlement de sa cliente

par RTL info
Une ancienne employée de la ministre-présidente de la FWB dépose plainte pour harcèlement. Son avocat dénonce des problèmes de bien-être au travail et un licenciement jugé « choquant ».

Une ancienne employée de la ministre-présidente de la Fédération Wallonie-Bruxelles pour des faits présumés de harcèlement contre Elisabeth Degryse et sa cheffe de cabinet.

Marc Loveniers, l’avocat de la plaignante, explique les raisons de cette plainte. « Ma cliente a en réalité dénoncé un certain nombre de problèmes en matière de bien-être au travail des collaborateurs du cabinet au sein de la cellule culture dont ma cliente en fait s’occupait », dit-il. « Un certain nombre de personnes travaillaient avec des horaires parfois étendus, avec un stress, avec une pression assez importante dans des matières culturelles et aussi avec un sous-effectif assez chronique depuis le départ. Un certain nombre de collaboratrices ont connu des burn-out, des arrêts de travail et une collaboratrice a même fait un malaise après une intervention au Parlement. »

« Injuste et choquant »

La plaignante a tout d’abord dénoncé les « problèmes » en interne avant d’être licenciée selon l’avocat. « La seule réaction qu’on a eue de ce cabinet ministériel, c’est de dégager ma cliente », indique Maitre Loveniers. « Elle a été remerciée de manière pure et simple pour rupture de confiance. C’est ce motif qui est particulièrement choquant dans cette histoire car ma cliente était professionnelle. Elle a voulu défendre son équipe et en réalité elle paye les pots cassés et elle est victime de représailles de la part du cabinet. »

Marc Loveniers, l’avocat de la plaignante
Marc Loveniers, l’avocat de la plaignante

L’avocat considère la situation comme « injuste » et « choquante ». « J’ai introduit une action basée sur les dispositions en matière de bien-être au travail », affirme-t-il. « J’ai saisi le tribunal du Travail pour démontrer qu’il y avait de gros problèmes en matière de bien-être au travail, en matière de stress, en matière de prévention des risques au travail et en matière de traitement des risques qui ont été dénoncés par ma cliente à différentes reprises. »

Elle était au bout du rouleau
Marc Loveniers, Avocat de la plaignante

Marc Loveniers se souvient également de la première fois où sa cliente est venue le voir. « Elle était au bout du rouleau », souffle-t-il. « La deuxième chose que j’ai décelée, c’était une personne qui était elle-même extrêmement motivée par son travail, qui voulait faire correctement les choses.

Une plaidoirie est prévue au mois d’octobre 2026. « On réclame des dommages d’intérêt vu la manière dont ma cliente a été remerciée, dont on a mis fin à sa mission », dit l’avocat. « On réclame également toute une série d’actes, notamment la modification du motif même de la fin de fonction. La ministre-présidente n’est pas elle-même visée. On vise la Fédération Wallonie-Bruxelles. »

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