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Formation d'un gouvernement fédéral: Vooruit quitte les négociations

Près de cinq mois après les élections, le formateur Bart De Wever doit se rendre chez le Roi ce lundi pour lui faire un 10e rapport. Mais avant cela, il a rassemblé les présidents de partis pour une réunion de la dernière chance. La suite des négociations se fera sans les socialistes flamands. 

Bart De Wever rame depuis quasiment 150 jours, mais il ne parvient pas à faire avancer son canoë, le canoë Arizona, du nom des 5 partis N-VA, CD&V, Vooruit, MR et Engagés, qui sont censés composer le futur gouvernement fédéral.

Ce matin, alors que les présidents de partis étaient rassemblés, Conner Rousseau a décidé de quitter les négociations en vue de la formation d’une coalition Arizona. Pour les socialistes flamands, la note de Bart De Wever est "trop à droite", annonce Le Soir.

Ce qui signifie que les 4 partis vont devoir chercher un nouveau partenaire en vue d'obtenir une courte majorité : avec l’Open VLD, ils obtiendraient une majorité d'un siège à la Chambre. 

Seul le président du CD&V, Sammy Mahdi, s'était exprimé à son arrivée à cette réunion. "Le message adressé à tout le monde, c'est de prendre ses responsabilités. Pendant une campagne électorale, chacun cherche à être populaire, mais pendant la période de formation (d'un gouvernement), il faut prendre ses responsabilités. Personne en Flandre ne comprendrait pourquoi, dans ce contexte économique, on déciderait de ne pas s'asseoir autour de la table pour négocier", a-t-il expliqué.  

Le formateur était attendu en fin de matinée au Palais royal. Il semble que ce ne soit pas pour poser sa démission comme on pouvait l'envisager, mais plutôt pour prolonger sa mission avec, donc, un nouveau partenaire. 

Si les négociations thématiques (santé, défense, énergie, sécurité, etc.) ont déjà bien progressé, elles n'ont en revanche pas encore démarré sur le budget et les thèmes centraux que sont la fiscalité, l'emploi et les pensions. Vooruit juge la note socio-économique soumise par le formateur aux cinq partis beaucoup trop déséquilibrée.

Ironie de la situation : les francophones MR et Engagés sont prêts à accepter qu’un nationaliste flamand Bart De Wever devienne Premier ministre, mais c’est un parti flamand, Vooruit en l’occurrence, qui va peut-être empêcher que ça se produise.

Quelles sont les solutions alternatives sans les socialistes flamands ? Un président de parti disait à Martin Buxant, notre référent politique, ce week-end, "si l’Arizona ne se fait pas, c’est la merde". Cette situation serait une catastrophe au vu des paramètres budgétaires de la Belgique. Des scénarios alternatifs, il n’y en a aucun de crédible. 

 

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